The King’s Man : Le Massacre Des Nations

Massacre Des Nations

Conrad aimerait faire ses preuves en tant qu’homme et rejoindre l’armée britannique mais son père, Orlando, le Duc d’Oxford, y est résolument opposé. La promesse à sa femme, Emily, morte en 1902 suite à un tir perdu lors d’une mission humanitaire en Afrique du Sud, y est pour pour quelque chose. Ça et le fait que Conrad ait assisté à sa mort alors qu’il n’avait que six ans. Désormais, il en a 18. « Pourquoi refusez-vous que je serve mon pays et que je devienne enfin un homme ?! ». « Parce que ce qui fait un homme, c’est le fait de rester en vie ! » répond son père. « Surtout lorsque des guerres sont provoquées par des incompétents cupides, idiots et cruels ! ». Malheureusement, celle qui se profilait alors, à l’aune de l’été 1914 et l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo, s’apprêtait à enflammer le monde tout entier. […] « Que le massacre des nations commence, mon fidèle Raspoutine ».

Préquel des deux premiers Kingsman, celui-ci fait en sorte de reprendre la plupart des ingrédients qui ont fait le succès de ses grande soeurs. À savoir une réalisation de très haute volée avec des scènes d’action rapides et de nombreux plans-séquences sans coupures. Sans omettre une utilisation ingénieuse et savante d’accessoires tantôt létaux, tantôt banals, un décor qui fait office de troisième joueur et une violence graphique des plus viscérales. Ho, et la bande originale est parfois incroyable ! Ici, la scène qui m’a totalement scotché est assurément la « Danse de Raspoutine » aux cotés du Duc, de son fils et de leurs majordomes. Bestiale, gracieuse et quelle chorégraphie implacable !

Massacre Des Nations

Le coté British, qui se ressent aussi bien dans les formules de politesses que dans les costumes, ajoute un coté « Black Butler » du plus bel aloi. Et, parce que cela fait partie de l’ADN Kingsman, la dramaturgie parvient à surprendre là où on ne l’attendait pas forcément. Autant vous dire que j’ai été assez choqué lorsque j’ai assisté à la dite-scène… Le Massacre des Nations s’accompagne toujours d’une vague de tragédies sans nom.

Autrement, là où King’s Man se démarque de Kingsman, c’est au niveau de la révision burlesque de l’Histoire. Et pour peu qu’on se fasse à l’idée, cette embarquée dans les origines des hommes en costume « au service de la Reine » est une odyssée des plus savoureuses ! À voir ce que nous réservera la suite, consacrée à la 2e Guerre Mondiale, mais je suis convaincu qu’on restera dans le même standing. Pour peu que Matthew Vaughn et ses équipes reprennent du service !

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Catégorisé comme Ciné Étiqueté Kingsman

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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