Mangas Père

Published on février 27th, 2020 | by Faël Isthar

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Nanatsu no Taizai Tome 37 : Père & Fils

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« Que font-ils tous à l’intérieur de ma tête ? » s’agace le Roi des Démons. « Tous ceux qui sous-estiment les Seven Deadly Sins le regrettent tôt ou tard !!! » lui répond Ban avant d’être propulsé en arrière. « Comment est-il capable de m’atteindre ?! » poursuit le Demon King. La réponse est simple —> Meliodas a, grâce à ses amis, repris ses esprits ! « Il a formé ces sphères en combinant des ténèbres à très haute pression » réalise Gowther alors que son chef ne cesse de prendre le dessus. « C’est une technique qu’il a mise au point quand on s’était frittés dans la Caverne des Druides ! » s’amuse King. « Décidément, quel phénomène ! ». « Tu oses me faire ça à moi ?! » vocifère le DK. « La chair de ta chair ?! ». « Je ne t’ai jamais considéré comme un père car tu n’en a jamais eu les qualités !!! ». À l’extérieur, le Roi des Démons a décidé dé faire appel au Vieux Sage des Soupirs, l’un de ses 10 Commandements Matérialisés. Et alors que Ban n’est pas capable de l’abattre et de protéger ses comparses, voilà qu’une assistance surprenante fait son apparition !

Le premier tome décevant ! Jusqu’alors, le fait de lire cet arc de la Guerre Sainte en volume relié amoindrissait les déceptions dues aux facilités scénaristiques, au rushing, au manque de profondeur de certains persos et à la naïveté ambiante. Là où la lecture chapitre par chapitre était clairement pénible. Seulement, depuis que le père de Meliodas et Zeldris a fait son apparition, Nakaba Suzuki semble ne plus être inspiré. Non-seulement le nemesis est d’une platitude inouïe mais cette guimauve incessante au sujet de l’amour et de l’amitié qui rend les gentils plus forts finit par déborder de partout. On atteint pas encore le niveau de Fairy Tail (qui, au passage, est parfait pour un lectorat jeune) mais presque !

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Un autre gros défaut de ce tome est l’absence totale de danger qui émane du Démon King. À aucun moment on ne se dit que tel ou tel Deadly Sin pourrait y laisser la vie. Il y a une pointe de drama avec la mort de Rueduciel mais Nakaba emballe la chose tellement vite qu’on a pas le temps de s’y attarder. Un peu comme les disparitions de Sariel et Tarmiel. Quant à Zeldris, on se doutait bien qu’il était encore vivant. Hâte de le voir avec Gilda (ou Gerda selon l’appellation FR) qui, pour rappel, est introduit dans le tome 00. On reste dans une ambiance rose bonbon avec l’ensemble des protagonistes principaux destinés à avoir leur happy ending mais bon… Ça fait tout de même plaisir d’avoir un focus sur le petit frère de Meliodas.

J’ai cru à un moment donné que Nakaba allait provoquer le plus grand tsunami de l’histoire avec la mort brutale d’Elisabeth (lorsque Meliodas parvient à défaire la malédiction) mais non. Dès le chapitre d’après, tout redevient très classique si ce n’est redondant. Pourquoi vouloir installer un match revanche avec le père du héros après sa déculottée sans pareil ? J’espère au moins qu’il sera plus crédible, cette fois-ci. En attendant, cela me fait mal au coeur de voir qu’un manga si prometteur s’est installé dans une routine shonen des plus décriées. Les lectrices et lecteurs les plus jeunes n’auront probablement rien à y redire mais celles et ceux qui s’attendent à davantage de risque et d’inspiration seront indubitablement déçus. Croisons les doigts pour la suite !

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6,5/10

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