The Multiverse of Madness : La Sorcière Et Le Damné

« Pour la survie de l’univers… » affirme un Dr Strange s’accaparant l’énergie d’une jeune femme. « Ta vie n’est que peu de chose ». C’est à cet instant que le monstre qui les poursuivait parvint à s’emparer de Stephen. Permettant à la convoitée de s’échapper et, sous l’effet de la peur de mourir, créer un portail inter-univers. Et alors que America Chavez basculait dans une autre dimension, le Strange que nous connaissons s’éveilla en sursaut. « Ce rêve… » réalise t-il. « Pourquoi me paraissait-il si réel ? ». Ainsi commença l’incursion à même le « Multiverse of Madness ». Avec la rencontre de la Sorcière et du Damné.

Que me voilà partagé à la sortie de ce Multiverse of Madness ! D’où l’importance de clarifier les choses dès le départ (gare, ça va spoiler) —> Oui, cette suite de Dr. Strange est un bon film. Seulement, elle se retrouve à composer avec un lot singulier de défauts. Du coté des qualités, soulignons la plus-value de Sam Raimi qui parvient à créer une cinématographie très horrifique (parfois cliché mais ça fait partie de son style) autour de l’univers fantastique de Strange. Et ça se marie bien ! Très bien, même.

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Outre les codes de l’horreur, certaines séquences et plans sont tout bonnement magnifiques. La traversée du multiverse marquera à jamais les esprits tant celle-ci se révèle jubilatoire et fantastique. Et que dire du combat entre Wanda et les Illuminati ! La chorégraphie aurait mérité d’être plus soignée mais quelle violence graphique ! Quelle démonstration implacable de la puissance de la Sorcière Rouge ! L’occasion d’aborder LE point fort du film et, paradoxalement, ma plus grande frustration.

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Il va sans dire qu’en prenant en compte WandaVision, Wanda Maximoff est le nemesis le plus abouti du MCU. Oui, davantage que Thanos compte tenu de l’ampleur de son arc narratif. Pourtant, impossible de ne pas grincer des dents en réalisant qu’il aurait fallu une saison 2 de WandaVision avant d’introduire cette Scarlet Witch ayant totalement pris possession de Wanda. Pour rappel, ce n’était pas le cas à la fin de la saison 1 ! Wanda s’accaparait les sorts du Darkhold tout en parvenant à rester elle-même.

Or, ici, on réalise très vite que Wanda n’est plus et que le grimoire des arts occultes l’a transformé en une déesse impitoyable. Prête à tout pour récupérer ces enfants qu’elle n’a jamais eu. Quitte à tuer une autre version d’elle-même. Quitte à éradiquer un univers entier. De bout en bout, Wanda Maximoff aura été un personnage tragique. Et c’est ce qui la rend aussi singulière et attachante parmi les différents héros du MCU. J’espère qu’elle n’est pas morte. Son arc n’est pas encore conclu à mes yeux. Loin de là vu toutes les morts qu’elle a sur sa conscience.

Quant à Strange, même si notre (ex) sorcier suprême se fait voler la vedette, il n’en demeure pas moins réussi en termes d’écriture. Vulnérable et désespéré au point de ne pas vouloir admettre qu’il a laissé s’échapper l’amour de sa vie en la personne de Christine Palmer. Elle-aussi, au passage, bénéfice d’un développement cohérent et touchant. J’ai particulièrement apprécié la distance morale du personnage qui, contrairement à Wanda, sait dire adieu quand il faut.

Les autres personnages, en revanche, oscillent entre un développement tantôt précipité, tantôt caduque, tantôt médiocre. America Chavez, par exemple, a un background touchant et la confiance qu’elle accorde à Strange en dépit de la trahison de son alter-ego est poignante. Ça reste trop peu, ceci-dit et l’actrice ne s’est pas encore appropriée le rôle. D’où quelques maladresses visibles ci et là.

Quoiqu’il en soit, j’ai passé un bon moment et, malgré quelques longueurs, je dirais que ce Multiverse of Madness intègre mon Top 10 du MCU. Ne serait-ce que grâce à l’arc Wanda et cette interprétation si juste et touchante d’Elisabeth Olsen. Puis comment ne pas dire non à ce Fan Service assez incroyable apporté par les Illuminati et la première entrée des X-Men/Fantastiques ! Ce fut bref mais intense, huhu.

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Catégorisé comme Ciné

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