The Handmaid’s Tale S05 : Nos Libertés Qui Se Meurtrissent

Libertés Qui Se Meurtrissent
Libertés Qui Se Meurtrissent

Après que June Osborne ait tué Fred Waterford, une sensation de réconfort l’envahit. « Enfin, le mal est mort ». Ou plutôt l’un d’eux. « June ? » toque à la porte son mari, Lucas. Mais June est absente et n’entend pas un mot de ce que prononce Lucas. « Et maintenant ? ». Maintenant, il s’agit de fuir. Car June a tué quelqu’un et ne peut plus se réfugier au Canada. « Qu’est-ce que tu as fait ? » surgit Moira alors que June dévale les escaliers après avoir embrassé sa fille. « C’est quoi tout ce sang sur toi ? ». « Je l’ai fait ! Je l’ai tué ! ». « Quoi… ? ». « J’ai tué Fred ! ». « Tu l’as… » Et c’est en lisant l’horreur dans le regard de sa comparse, la terreur dans les yeux de son mari, que June comprit que le choix de partir était le bon. […] « Nous allons devoir vous transférer dans un lieu sûr, Mrs. Waterford » instruit la cheffe-sergente. « Pour votre propre sécurité et celle de votre enfant ». Nos libertés qui se meurtrissent.

Comme d’habitude, The Handmaid’s Tale se révèle d’un réalisme troublant eu égard aux dérives totalitaires d’une société en manque de repères. Et, comme d’habitude, c’est pour cette même raison que je ne recommande pas cette série aux âmes sensibles. Malgré l’importance du message et la puissance du cast. Cette cinquième saison ne déroge pas à la règle avec une litanie de coups du sort qui ne cessent d’accabler June Osborn et co. Au point d’être très prévisible tant le Happy Ending ne semble pas être à l’horizon pour qui que ce soit.

Et je dois bien admettre que malgré l’excellente photographie et l’intensité scénique délivrée par Elisabeth Moss, Yvonne Strahovski (Serena), Madeline Brewer (Janine), Ann Dowd (Tante Lydia),O. T. Fagbenle (Luke Bankole) ou encore Max Minghella (Nick Blaine), réaliser que nous n’en avons pas encore terminé avec la Servante Écarlate au bout de cinq saisons a de quoi agacer

J’ai personnellement tendance à piquer du nez une fois que ce cap des cinq ouvrages est franchi. Y-compris pour des séries de bonne qualité telles que The Handmaid. Il n’empêche, que de passages impactants ! La tentative de suicide d’une jeune femme à bout, l’exécution ô combien réjouissante d’un violeur de Gilead, Hannah qui écrit son prénom, l’introduction d’une Mrs. Wheeler si tyrannique et cupide que Serena passerait presque pour une personne « décente » à coté, les tentatives d’attentat, le craquage de Nick, la résolution de Luke et son amour retrouvé avec June…

Puis ce climat de plus en plus anxiogène sur les réfugiés américains de la part des Canadiens. Un peu, ça va. Beaucoup, c’est là où les problèmes commencent. Et on parle de peuples pas si différents culturellement parlant. Ça n’a pas empêché June de manquer de mourir à deux reprises. « Nos libertés qui se meurtrissent ». On pourra se consoler avec le regain d’énergie de Janine mais aussi le vent qui tourne eu égard à Tante Lydia.

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Personnage des plus détestables mais dont le fanatisme se révèle avoir quelques vertus morales. Et maintenant que Nick est compromis et que Lawrence parait résolu à sacrifier June pour son « New Bethlehem » (le « Singapour » de Gilead permettant aux fugitifs de revenir dans un cadre législatif respectant les libertés individuelles), Tante Lydia pourrait être la clé de la destruction de son « Eden ». Rendez-vous est pris pour la S06 ! Quel finale… Espérons que cette réconciliation entre June et Serena soit la bonne. Leur survie est en jeu.

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Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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