The Handmaid’s Tale S04E02 : Résistance

Résistance

Le crissement des pneus sur la terre meule. Les aboiements répétés des chiens. Le bruit lourd des semelles des Gardiens. June ne connait que trop bien ces sonorités. Pour autant, quelque chose en elle a changé depuis la première fois. Sa volonté de survivre s’est muée en une résistance impitoyable. Voilà pourquoi les grognements satisfaits des cochons de la ferme, alors qu’il se repaissent du corps sans vie du gardien Poge, violeur parmi d’autres, viennent s’ajouter à la mélodie. « Ce n’est pas l’heure d’avoir peur… » fait comprendre June à Janine. « Va retrouver Alma et ne fuis pas ». « Okay ». En ce qui concerne la cheffe des résistantes, réunir le maximum d’informations sur la situation présente est la priorité. Comme elle le pressentait, la disparition de Poge s’est fait apercevoir. Pour l’heure, ses comparses pensent qu’il s’est sans doute endormi, ivre, dans une ferme du coin. Cela s’étant déjà produit par le passé. « Ils reviendront… » planifie June. « Et à ce moment-là, nous serons prêtes ». Il le faut. […] « Si je suis là, face à vous… » s’introduit Lucas Bankole. « C’est pour vous parler de ma femme ».

« Mayday n’est pas une armée… » affirme June à l’une de ses sympathisantes. « Ils sont comme toi et moi ». Autrement-dit, la résistance doit venir d’elles et d’elles seules. Avec un minimum d’organisation, certes, mais aussi du courage, de l’audace et, hélas, parce que le contexte l’impose, l’acceptation de côtoyer la mort. Cet empoisonnement général de commandants fut libérateur à moult égard mais, hélas, la victoire fut de courte durée. L’arrestation de June représente incontestablement un coup dur mais j’ai bon espoir que Nick soit de son coté. L’espoir n’est pas encore perdu.

Résistance

Un autre aspect intéressant de l’épisode est le fait qu’une partie des enfants libérés par Mayday, le mouvement révolutionnaire luttant contre Gilead, veuillent retrouver leurs faux parents. Parce qu’un lien affectif s’est développé avec eux. Au point qu’ils les considèrent comme de véritables mères et pères aimant(e)s. À leurs yeux, Mayday est le méchant. Une perspective que se doivent de reconnaitre les adultes en espérant que lorsque viendra le temps de grandir, tout s’éclairera pour eux. La pierre centrale d’un pays libre, quitte à ce que sa fondation se fragilise dans le procès, réside dans la possibilité de penser pour soi. Même lorsque cela va à l’encontre de nos pensées et valeurs. La ligne rouge, a.k.a. l’empiétement sur la liberté d’autrui, est parfois trouble. En particulier dans le cas d’enfants. Allez, la suite ! Décidément, cette série ne cesse de m’impressionner.

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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