No Way Home : Une Boussole Morale

No Way Home

« J’ignore pourquoi… » affirme dans une vidéo Quentin Beck a.k.a. Mysterio. « Mais Spider-Man et les drones Stark qu’il contrôle m’ont attaqué ! Il s’en est également pris aux citoyens de Londres ! Il dit qu’il est le seul et unique héritier de Iron Man ! ». Ces propos furent suivis d’une séquence où l’on aperçoit l’homme-araignée en train de donner l’ordre aux drones d’attaquer les civils. « Le véritable nom de Spider-Man est Peter Parker ! ». Une séquence vidéo purement mensongère… Mais comment le prouver ? « À cet instant… » regrette Peter en contemplant le vide. « J’aurais voulu avoir cette boussole morale dont tu m’as tant parlé ». Avant que tout ne ne se brise. Avant que le « No Way Home » ne s’installe pour de bon dans les esprits.

No Way Home

Ne passons pas par quatre toiles, No Way Home est à la hauteur de ses ambitions ! Sans pour autant dépasser les attentes mais il faut dire qu’elles étaient stratosphériques. Pour la faire courte, nous avons affaire à un fan service impeccable qui délivre tout ce que l’on souhaitait voir dans ce troisième opus. Que ce soit en termes de révélations, d’extension du lore ou de séquences d’action, on en prend plein la vue et cela de manière quasiment constante.

Certes, il n’y a aucune surprise pour celles et ceux qui, à force d’écumer les réseaux sociaux, ont saisi les grandes lignes de ce nouveau multiverse, mais tout de même ! Voir émerger des personnages hors-MCU sous nos yeux est une sensation incroyable ! Le seul défaut que l’on pourrait trouver est la faible exposition d’une poignée des protagonistes impliqués.

Et si l’on peut être assuré de revoir certains visages dans un futur proche, il n’en va pas de même pour tous. Je pense particulièrement à l’homme-sable et l’homme-reptile dont la présence est très anecdotique. Leurs différentes personnalités sont à peine esquissées que l’on passe à autre chose. Leur seule véritable plus-value est de contribuer à la grandeur des séquences de combat.

À contrario, des intervenants que l’on avait que trop peu vu dans les précédentes oeuvres sont développés avec plus de substance. Je pense tout particulièrement à MJ qui prend enfin l’ampleur qui lui est due avec des valeurs de vie et un courage exemplaire. Mais aussi Max Dillon a.k.a. Electro dont le portrait dans The Amazing Spider-Man 2 manquait de fond. Ici, Dillon gagne non-seulement en présence mais aussi en prestance. Faisant de lui un opposant particulièrement redoutable.

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Cela étant dit, la part du lion est réservée aux deux méchants iconiques de Spider-Man premier du nom —> Harry Osborn a.k.a. Le Bouffon Vert et Otto Octavius a.k.a. Dr. Octopus. J’ai été très impressionné par la prestation de Willem Dafoe qui parvient à restituer la folie humaine à un degré théâtral fou ! Tout cela en composant avec le brin d’humanité qui reste enfoui en lui. Sans aucun doute la menace la plus singulière du lot.

No Way Home

Octavius a quant à lui un rôle très spécifique parmi tous les méchants revenus des morts et j’ai adoré son narratif. Ainsi que l’impact scénaristique qu’il déploie tout au long de la trame. N’omettons pas l’humour qui, à quelques exceptions près, parvient à faire son effet. Là encore, c’est une constante du MCU X Disney. Mais quid de son versant, la dramaturgie ? Laquelle n’avait pas été encore développée sur les  Spider-Man ft Tom Holland. Jusqu’à maintenant.

No Way Home franchit à ce titre un palier nécessaire et difficile. La scène clé est notamment très réussie en termes de scénographie. On a peur, on doute puis on réalise. Cette prise de risque était indispensable pour le futur de la licence et, si on aurait aimé plus de construction émotionnelle, je ne vous cache pas que mon kokoro s’est serré. Qui plus est, j’ai été agréablement surpris par le choix d’afficher clairement les aspérités de nos différents héros.

On en revient au début —> Ce qui manque à No Way Home, ce n’est pas grand chose. Mais c’est justement ce pas grand chose qui, pour certain(e)s fans, pourrait décevoir. Un manque de fulgurances et de génie qui irait au-delà de l’incroyable bouffée d’adrénaline et de nostalgie que l’on se prend. J’émets également quelques réserves sur le rôle de Dr. Strange dont le comportement m’a paru très curieux vu ce qu’il provoque.

Pour conclure, je dirai que No Way Home est une consécration pour Tom Holland qui, j’en suis persuadé, n’a plus à rougir aux cotés de ses deux prédécesseurs. En espérant, soyons fou, une master cut de 3 heures histoire de gommer les quelques lacunes d’écritures, ahah. Une chose est certaine : Le multiverse ne fait que commencer et cette phase 4, en incluant les séries Disney+, a le potentiel d’être vertigineux.

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Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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