Eternals : Les Enfants De Dieu

Eternals

 

3400 avant J.C. : Les Déviants, créatures sanguinaires venues d’un autre temps, firent leurs premières victimes dans les rangs de l’humanité. Ce qui provoqua l’apparition des Eternals. Êtres cosmiques dotés de pouvoirs incroyables. « Dès lors… » raconte Ajak, leader des Éternels. « Nous avons entrepris de protéger les humains et de les guider au mieux tout en nous promettant de ne plus jamais intervenir ». Car telle est la volonté de Arishem, leur « Dieu » et pilier absolu. « Mais que se passerait-il si, un jour, les lois qu’il nous impose ne nous convenaient plus ? » poursuit l’Éternelle. « Que se passerait-il si nous décidions d’édicter des lois qui nous sont propres ? ». Lorsque l’Amour se mêle à la nécessité du « Plus grand bien », tragédie et chaos finissent toujours par surgir au pire moment. « Malgré tout, ce n’est pas une raison pour reculer ». Car protéger ce que l’on aime est une maxime universelle. « Voici notre histoire, voici notre odyssée ».

Eternals

L’un des films les plus intimistes et aboutis du MCU. Je peine encore à revenir de cette délicate et sublime surprise que fut Eternals. Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre Marvel X Disney délivre une substance la démarquant des poncifs du genre. Seulement, cette fois-ci, l’identité apposée par Chloé Zhao est telle que l’on se retrouve transporté dans un écrin passionné, tragique et virevoltant. En 2h30, les arcs narratifs des 10 Éternels parviennent à se singulariser comme cela n’avait jamais été entrepris auparavant

Certaines scènes, deux, notamment, qui me viennent à l’esprit, constituent une grande première dans le MCU. Et c’est cette volonté permanente de créer de l’humain et de l’authenticité à chaque échange et chaque regard qui place Eternals au panthéon. Aux cotés de cette famille unie mais si différente sur certains aspects, nous assistons à des moments de liesse, de passion et de drame brillamment racontés par la plume de Chloé Zhao.

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L’émotion est par ailleurs sublimée par une photographie titanesque. Je ne compte plus le nombre de plans qui m’ont abasourdi tant l’esthétique était réussie. Des couleurs douces aux décors grandioses en passant par une représentation du cosmos somptueuse, le spectacle n’a jamais été autant au rendez-vous. D’autant plus lorsqu’il s’accompagne d’un cachet si singulier.

Le seul défaut du film ? Qu’il ne fasse « que » 2h30. J’espère vraiment que nous aurons le droit à une version Zhao Cut ! Histoire que les Eternals les moins mis en avant (parce qu’il y en a) aient le droit à plus d’attention. Quant à l’action, c’est un sans-faute. Intelligemment dispensée, elle se débrouille pour délivrer des scènes à la fois percutantes, fluides et majestueuses.

Enfin, le nemesis, ou plutôt les nemesis, parviennent à convaincre dès lors qu’on apprend la source de leur mal-être et de leur haine. Encore une fois, Chloé Zhao s’est attachée à rendre le plus humain possible l’ensemble de ses personnages. Méchants inclus. Quant aux deux scènes post-crédit, autant vous dire qu’elles envoient du lourd ! Et il me tarde de retrouver les Éternels dans la salle obscure.

Nous conclurons par l’apport unique et vibrant qu’apporte Ramin Djawadi en tant que compositeur de la bande originale des Eternals. Nous transportant aux confins du merveilleux et de l’unique. Si je pouvais oser le parallèle, je dirais que, in fine, Eternals est un simili-Dune avec l’intensité émotionnelle qui lui manque tant à mes yeux. Ainsi qu’un rythme plus abouti et une action mieux retranscrite. À vous de vous faire votre propre avis ! En ce qui me concerne, Les Éternels sont un chef d’oeuvre.

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