Jurassic World : Dominion

Dominion

Quatre années sont passées depuis la destruction de Isla Nublar. Et l’humanité a appris à coexister avec les dinosaures. Qu’importe l’équilibre précaire que cette cohabitation implique. En parlant d’équilibre, Owen Grady et Claire Dearing filent un amour plus ou moins parfait. En tentant d’être parents auprès de la jeune Maisie Lockwood. « Vivons heureux, vivons cachées » pourrait dire Claire vu le danger dans lequel se trouver la jeune fille du fait de son statut unique de clone humain. « Garde un oeil sur elle » lui demande Owen. « Je vais m’assurer que Blue va bien ». […] « Ellie Sattler » peine à y croire le paléontologiste. « Alan Grant » répond celle qui, jadis, était sa compagne. « Qu’est-ce que tu fais ici ? ». « Cette tente te ressemble tellement ». « Ellie… » poursuit Alan. « Je sais pertinemment que tu n’es pas venue ici pour parler du bon vieux temps ». Et c’est après quelques secondes d’hésitation que Ellie lui fit part du motif de sa visite. « Tu as entendu parler des sauterelles de l’ère Crétacée qui détruisent les cultures et écosystèmes à la volée ? ». « Comment ? ». « Ian Malcom m’a envoyé des invitations qui pourraient tout éclairer ». Que la période Dominion commence.

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J’avais beaucoup aimé le premier Jurassic World, séduit par l’enrobage nostalgique et le fan service manié assez adroitement (ce combat final !). J’avais, en revanche, déteste Fallen Kingdom. L’écriture était catastrophique (je n’en demande pourtant pas beaucoup de la part d’une telle licence) et malgré une réalisation solide, rien ou presque ne faisait sens. Un manque cruel d’inspiration mélangé à son lot de maladresses. Quid du troisième et dernier opus de la trilogie JW, Dominion ? Un sentiment positif mais mitigé !

Revoir des figures telles que Ellie Sattler, Alan Grant ou Ian Malcom fait indubitablement plaisir. D’autant plus que leur alchimie reste intacte. De même, la rencontre avec la nouvelle génération, bien que tardive, est plutôt réussie. Pour rester sur les points positifs, la réalisation de Dominion contient un certain nombre de scènes convaincantes. Je penser, par exemple, à l’introduction des Dimetrodon mais aussi celle du vélociraptor à plumes, du Moros Intrepidus, ou encore le Therizinosaurus et ses griffes si longues. L’inspiration horreur est indéniable et si Jurassic Park n’avait pas été aussi prévisible en termes de dramaturgie (quasiment aucun gentil n’est mort au cours des six films), j’aurais pu avoir peur.

On se contentera d’être effrayé et, ma foi, ce n’est pas si mal. N’oublions pas les Atrociraptors, versions boostées aux hormones des raptors, et le retour tant attendu du dilophosaure et sa crête iconique ! Peut-être le dinosaure qui m’a le plus convaincu en matière de scénographie ! Les jeux de lumière opérés autour de sa silhouette menue et vicieuse… Brr !

Quid de la reine, T-Rex-san ? Disons qu’elle fait le minimum, ahah. Je n’ai pas ressenti d’inspiration probante ou de dynamique comparable à son entrée dans Jurassic World. Et était-ce nécessaire de recopier la scène finale à ce point ? Au moins le coté spectacle est-il présent (contrairement au finale de Fallen Kingdom) mais tout de même…

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D’ailleurs, le Giganotosaurus de Dominion ne m’a pas marqué plus que ça ! Contrairement à l’Indominus qui faisait figure de nouveau prédateur alpha, on se retrouve ici avec un carnivore à peine plus massif que le T-Rex et moins effrayant. Quant au reste du casting, je retiens une photographie qui fait le taf. Et des sauterelles du Crétacé qui devraient donner de belles frayeurs aux entomophobes.

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L’action se révèle quant à elle fluide et le seul gros défaut est la perfectibilité des effets spéciaux. Malheureusement, nous ne sommes pas encore parvenus à un photoréalisme probant en 2022. L’écriture ? Disons qu’il est inutile de s’y attarder tant celle-ci se révèle prévisible et pataude. Je retiendrai tout de même un parallèle intéressant avec le génie génétique et la cohabitation Animaux X Dinosaures X Humains. J’ignore où la troisième saga nous amènera mais j’espère que Universal prendra plus de risques. Que ce soit en termes d’enjeux ou d’identité, Jurassic Park mérite un renouvellement à la hauteur des rêves qu’il a suscité.

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Catégorisé comme Ciné

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