DC

Published on novembre 5th, 2016 | by Faël Isthar

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The Lego Batman : « Je peux vous faire une confidence ? J’ai détesté BvS !! »

Trailer #4

Qu’est-ce que j’aime taper sur BvS (⌐■_■) Il faut dire que ce film m’a tellement énervé ! Rythme soporifique, histoire ridicule (« Gnagna ! Moi-aussi, ma mère s’appelle Martha ! Gnagna ! Soyons amis ! »), Lex Luthor embarrassant au possible, boss de fin pitoyable… Et pourtant ! Une part non négligeable de fans a ADORÉ Batman v Superman ! À mon plus grand dam ._. Au passage —> NOPE ! Je ne regarderai jamais la version longue !! Je me suis fait assez mal comme ça xD Par contre, j’admets attendre avec une impatience non dissimulée Wonder Woman <3 Au risque de me prendre une claque vu que le seul film du DC Universe que j’ai apprécié reste Man of Steel…

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Soit le même réalisateur que BvS (Zach Snyder) -_- Je me demande comment il a fait son affaire ! Et je croise les doigts pour que Justice League soit moins lourd et plus maitrisé ! Anyway ! Ce Lego Batman s’annonce excellent ! Avec suffisamment d’humour et d’auto-dérision pour me donner envie d’aller au ciné ! Puis c’est moi Robin fait très gay ? xD Je me demande si les comics DC ont un jour abordé la question d’un Robin homosexuel ou si celui-ci est resté hétéro de bout en bout (╹o╹) J’ai d’ailleurs appris que Le Pingouin de la série Gotham venait de réaliser son amour pour Edward Nygma ._. Saison 3, Épisode 6 ! Okay… Et comme on pouvait s’en douter, Harley Quinn et Catwoman sont bisexuelles ლ(╹◡╹ლ) Krukrukru !

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2 Responses to The Lego Batman : « Je peux vous faire une confidence ? J’ai détesté BvS !! »

  1. Captain Cook says:

    Que ce que j’adore ce film moi ^^ (tour le contraire de toi enfaîte), de par sont propos, c’est une histoire avant tout de personnages (et non un films d’action bourrin comme ont aurait pu le penser avec ce genre de Block) !

    Que ca soit le perssonage de Batman, qui est d’ailleurs très rarement nommé en tant que tel. Ici, il est plutôt « le Bat de Gotham », comme si la dimension humaine (the man) devait s’effacer au profit de ce symbole (the bat) avec lequel il marque les pires criminels. Cette vision du chevalier noir, n’est pas sans évoquer là encore un autre personnage de Watchmen, l’irréductible Rorschach : un enquêteur nihiliste adepte du vigilantisme qui perdit bien des alliés en cours de route avant de progressivement sombrer lui aussi dans une profonde névrose obsessionnelle. Et le costume de Robin souillé par le « HAHAHA ! Joke’s on you Batman » laisse peu de place au doute quant à la destinée funèbre du fameux acolyte du Chevalier Noir. Un justicier instable et dangereux endossant à la fois le rôle de juge et de bourreau ; c’est d’ailleurs de cette manière que Luthor présentera Batman à Superman. Le costume sobre et passablement usé de Batman – contrastant avec la tenue flamboyante et détaillée de Superman (ornée d’inscriptions kryptoniennes du plus bel effet) – retrouve ici sa couleur grise originelle ; tout en rappelant aussi, dans une certaine mesure, l’accoutrement du Hibou de Watchmen (dont l’interprète, Patrick Wilson, prête ici sa voix au Président américain). En confiant le rôle de Thomas Wayne à Jeffrey Dean Morgan, Zack Snyder fait un autre clin-d’œil à son adaptation du roman graphique de Alan Moore et Dave Gibbons (les fans de The Walking Dead apprécieront d’ailleurs toute l’ironie d’avoir choisi de “marier” le terrible Negan avec l’adorable Maggie, Lauren Cohan). Cette espèce de filiation extradiégétique entre Bruce et le Comédien (ce paternel indigne et absent) ne manque pas d’intérêt. D’accord, Thomas Wayne n’est sans doute pas un père aussi mauvais que la brute de Watchmen, mais il n’empêche que Snyder le présente tout de même comme un gros impulsif, qui riposte avec violence face à son agresseur (quitte à mettre en péril les siens), et dont le dernier mot ne sera pas pour son fils, mais pour sa femme Martha. Cela a forcément nourri la névrose d’un jeune Wayne influençable et conditionné son sens moral. Alors que Clark grandira en écoutant les sages conseils de son père et les messages d’amour de sa mère, Bruce dût apprendre par lui-même que « le monde n’a de sens que si on lui en impose un » lorsqu’il vit ses parents mourir dans le caniveau « pour rien, sans raison ».

    Puis j’ai une adoration pour ce que Snyder a placer ici, que ca soit la peur du pouvoir absolu ou encore la figure mythologique des Dieu Grecs. L’homme a cette fâcheuse à tendance qui le pousse à la suspicion, voire même à une franche hostilité, envers tout être lui apparaissant comme supérieur, qu’il s’agisse d’un extra-terrestre, d’un dieu ou simplement d’une personne à l’héroïsme hors du commun.

    L’humain étant imparfait par nature, il va donc chercher « les vices dans la vertu » comme dirait Lex Luthor. L’existence même d’un être aussi parfait que Superman lui apparaît comme une aberration presque contre-nature, un imposteur, qui met en exergue ses propres failles. Luthor n’hésite d’ailleurs pas à mettre ce nouveau Dieu face à ses contradictions : « si Dieu est tout-puissant, il ne peut pas être tout bienfaisant ; et si Dieu est tout bienfaisant, il ne peut pas être tout-puissant ».

    En combattant Zod, Superman ne s’est-il pas, bien malgré lui, rendu responsable de milliers de morts ? Tout choix, aussi bien attentionné soit-il, amène à d’inévitables conséquences : « personne n’est neutre », pas même Dieu. Et même que de grands pouvoirs imposent de grandes responsabilités aurait surenchéri Sam Raimi. « Superman fascine tellement notre monde avec ses pouvoirs que nul ne pense à parler de ses devoirs » assènera d’ailleurs la Sénatrice Finch avec virulence.

    Comme le Dr Manhattan avant lui, Superman est jugé par les hommes, comme s’ils l’accusaient d’être un peu trop parfait pour être honnête. Si l’humanité ne parvient pas à égaler le divin dans sa flamboyante perfection, alors peut-être que Superman doit accepter qu’il puisse être faillible à son tour pour être accepter parmi les hommes.

    L’Amérique aime les symboles, presque autant que le spectacle de leur déchéance. Car personne n’est parfait : « Depuis toujours nous créons des idoles à notre image et, disons-le, nous nous projetons sur lui. Il n’est peut-être pas en vérité une sorte de personnage démoniaque ou christique ; c’est peut-être juste gars plein de bonnes intentions ».

    En se heurtant à la réalité de plein fouet, en confrontant sa propre logique à ce que la société attend de lui, Superman fait une expérience douloureuse, culpabilisante, mais nécessaire afin qu’il puisse retrouver la paix intérieure et trouver sa place au sein de ce monde irrationnel.

    On n’est pas loin ici de la figure biblique du Christ sacrificiel. Et ce n’est certainement pas anodin.

    Enrichi de personnages et d’intrigues plus approfondis, cet Ultimate Edition renouvelle complètement le plaisir de visionnage du long-métrage de Zack Snyder (au point de déprécier le souvenir de la version cinéma). La vision initiale du cinéaste est enfin respectée. Le montage se montre aussi bien plus fluide. Et les deux premiers tiers du film se trouvent complètement transcendés par les nouveaux développements apportés, permettant ainsi au dernier acte d’arriver de façon beaucoup moins abrupte. La partie avec Doomsday reste similaire à celle vue en salle, chacun appréciera.

    En bref, Batman v Superman bien qu’imparfait ose des choses inédites, prend des risques et tient ses promesses. Plus qu’un film de super-héros il expose un drame politique et philosophique sur les besoins d’espoir de l’humanité et la peur du pouvoir absolu dans un contexte contemporain et un ton très « Frank Miller-ien ». Malgré ses défauts principalement centrés sur le montage et la coupe de la version cinéma qui handicapent son rythme, le nouveau film de Zack Snyder peut compter sur ses très puissantes et imposantes qualités ainsi que sur la fraîcheur et la nouveauté qu’apporte son flot de noirceur et de violence dans le paysage des blockbusters. Dans les faits, Batman v Superman, à défaut d’être la pièce aboutie que l’on pouvait attendre reste ce qui se fait de mieux dans le genre depuis Watchmen, de plus spectaculaire et maîtrisé, de plus sincère, intrinsèquement de plus profond dans son propos et sûrement de plus neuf.

    ^^

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