Stone Ocean Part I : Détruire & Reconstruire

Stone Ocean

Floride, US, 28 Octobre 2011 : « Il pleuvait… » se rappelle Jolyne Cujoh. « Il ne faisait que pleuvoir ». […] « C’est pas bientôt fini ce boucan ?! » vocifère la prisonnière Hermes Costello alors qu’une certaine Jolyne Cujoh ne cesse de se frapper la tête sur l’armature métallique de son lit. « Je suis foutue… » se plaint l’intéressée. « Ma vie est fichue !!! ». « Hey ! » tente de se faire remarquer Hermes. « Ce gardien, il m’a vue ! ». « Hey !!! ». « Je veux mourir !!! ». « Mais c’est quoi ton problème à la fin ?! Comment ça, il t’a vue ?! ». « Eh, bien… Il m’a vue me… ». « Hein ? ». « Il m’a vue me m… ». « Accouche à la fin ?! ». « Il m’a vue me masturber ! ». De mieux en mieux. « Pouahahaha !!! » s’esclaffe Hermes. « Mais qu’est-ce qui t’as pris ? ». « C’était l’éclat de la lune à travers les barreaux… » tente de se justifier Jolyne. « Ça m’a drôlement excitée ». Ainsi commencèrent les pérégrinations de la dernière héritière de la lignée Jojo’s. « Ainsi débuta Stone Ocean ».

Stone Ocean

Enfin le retour de Jojo’s Bizarre Adventure ! Avec la première incursion féminine en tant que personnage principale ! Sachant que Hirohiko Araki avait précédemment tenté d’imposer Jolyne à la direction du Weekly Shonen Jump. En vain ! Seulement, cette fois-ci, et dès la fin de Golden Wind (la 5e Partie), Sire Araki a décidé qu’il se passerait de leur aval ! Au diable les arguments comme quoi le protagoniste principal d’un shonen doit forcément être de sexe masculin ! Ce qui compte, ce qui a toujours compté, c’est l’histoire ! C’est la substance ! C’est l’âme ! Et autant vous dire que Stone Ocean semble tout aussi fou et intense que ses prédécesseurs.

Stone Ocean

Selon Araki-san, celui-ci aurait atteint son pic de créativité à l’occasion de cette 6e partie. Et ce que l’on peut constater, pour l’heure, c’est que les différents stands sont à la fois rocambolesques et effrayants. Avec des mises en situation inouïes et des cliffhangers que l’on n’a de cesse de savourer le sourire aux lèvres. À cela s’ajoute une Jolyne Cujoh étincelante, effrontée, et munie d’une volonté en titane. Non-seulement réagit-elle d’emblée au danger environnant mais son sens du leadership est d’un naturel déconcertant. Comme si celles et ceux voué(e)s à la soutenir dans sa quête ne pouvaient faire autrement compte tenu de son courage et de son humanité sans failles.

Oui, j’aime beaucoup Jolyne Cujoh, ahah. D’autant plus que son character design est incroyable ! Très floral et coloré avec cette vibe 2000 qui nous manque tant. De manière générale, le style de Araki reste toujours aussi fou ! Surréaliste, esthétique et iconique. Peu de mangaka sont capables d’une telle prestance visuelle. Hirohiko Araki fait partie de cette minorité. Au point d’avoir collaboré avec Gucci et avoir eu une partie de ses oeuvres exposée au Louvre.

Quant au rythme, celui-ci est toujours aussi effréné et on a tôt fait de dévorer les 12 premiers épisodes de cette Part I. J’aurais d’ailleurs préféré avoir un épisode par semaine sachant qu’on ignore toujours la date de reprise de la deuxième partie. Vu le nombre de séries, anime et films que l’on regarde, il est probable que l’on ait oublié certains évènements de Stone Ocean d’ici là.

Stone Ocean

J’aurais encore beaucoup à dire sur les partenaires de Jolyne, qu’il s’agisse de l’attentionnée Hermes, la nouvelle-née Foo Fighters, l’adorable Emporio Ainiño ou le mutique (et honorable) Weather Report, mais gardons-en sous le coude pour la S01B ! N’omettons pas le nemesis principal, Père Pucci, qui m’apparait d’ores et déjà comme une menace imminente quant à la suite des évènements. Cela étant dit, et c’est un aspect que j’apprécie beaucoup dans les Jojo’s, le « boss final » n’est jamais surpuissant. Loin de là ! Lui-aussi, tous comme nos héroïnes et héros, est à la merci d’erreurs de jugements et faveurs du destin.

Impossible de ne pas conclure ce billet en négligeant le volet musical ! Pop-Rock, vibrant et mémorable ! L’opening fait d’ores et déjà fait partie de mes favoris ! Quelles riffs entrainantes ! Quelles virevoltes endiablées ! Un rythme marqué, une mélodie simple et c’est emballé, pesé ! Il me tarde de revoir Jolyne Cujoh et Stone Ocean ! Je me demande d’ailleurs si l’environnement restera la prison de Green Dolphin ou si on finira par changer de décor…

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

Voir tous les articles de Faël Isthar.
S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires