Love, Death & Robots S03 : La Dernière Danse

Dernière Danse

« Tu as atterri dans un champ de mines ! » s’indigne un robot à l’allure familière. « T’exagères ! » lui répond son compagnon. « Et puis ces mines sont archaïques ! On ne craint rien ! ». « Partons étudier l’humanité post-apocalyptique, les amis ! » ajoute la troisième comparse métallique. Que l’ère des Robots se poursuive ! […] « On s’en rapproche… » réalise le marin. « L’Île de Phaéden ». […] « Écoute… » tente d’argumenter la cosmonaute alors que sa comparse s’inquiète des limites du Rover. « On pose les capteurs, on prend quelques photos et on décampe ». […] « Qui aurait pensé qu’une Zombie Apocalypse aurait démarré ainsi ? » enrage la survivante. « Dans la débauche la plus grotesque ». […] « Vous n’êtes pas autorisés à crever ! » ordonne le sergent alors qu’un grizzly de fer se précipite vers eux. « Abattez-moi ce monstre !!! ». […] « Que vous apportera l’étude de l’essaim ? » s’interroge le cheval d’une autre planète. « Sachez que les humains apprennent à la moindre opportunité qui leur est donnée » répond le Dr Afriel. […] « Maudits ragondins ! » peste le fermier d’OGM alors que les rats mutants cernent sa propriété. « Vous ne vous en tirerez pas comme ça ! ». […] « On a identifié l’otage » indique le sergent. « Son état ? » répond la voix à l’autre bout du talkie. « Préoccupant mais toujours en vie ». […] Et c’est ainsi qu’elle débuta. Sous un flot de sang et de démence. « La Dernière Danse »

Dernière Danse

La saison 2 de Love, Death & Robots donnait l’impression de surfer sur le succès de la grande soeur. Cette troisième itération est différente. Pas une seule note si ce n’est, par moments, quelques incompréhensions. Mais quel voyage ! Quel odyssée ! Quelle dernière danse inouïe ! Les épisodes ne se valent pas mais tous parviennent à marquer jusqu’à un certain point. À commencer par les retrouvailles avec nos amis robots qui se font un malin plaisir de nous démontrer pourquoi l’homme est une espèce déprimante, égoïste, stupide et malfaisante.

Ceci-dit, c’est à partir du deuxième épisode (réalisé par un certain David Fincher) que j’ai commencé à écarquiller les yeux. La violence graphique qu’incarne la bête parasite et ses petits a de quoi nous faire cauchemarder ! Puis cette sournoiserie humaine… Quel dommage que la fin n’ait pas été aussi audacieuse que les trois premiers quarts ! On repart avec un sentiment d’inachevé frustrant mais tout de même… Je me souviendrai longtemps de ces bestioles, ahah.

Le troisième épisode fut probablement le plus psychédélique et le moins compréhensible. Même si, dans les grandes lignes, on comprend que cette machine à intelligence artificielle est parvenue à s’approprier l’écosystème de la lune jupitérienne. Nouvel objectif –> Assimiler l’espèce humaine d’un commun accord.

La zombie apocalypse en stop motion (épisode 4) et le grizzly fou (épisode 5) sont quant à eux très outranciers et volontairement jusqu’au boutistes. De bons délires assumés et déconseillés aux âmes sensibles. Très drôles pour peu qu’on accroche au concept, ahah.

L’épisode 6 est probablement le plus complet du lot avec une narration soignée  et un cliff de fin suffisamment ambitieux pour donner envie d’une suite ! J’ai trouvé le chara-design très lovecraftien, ahah. Soit une restitution visuelle du mystique à la fois tentaculaire et majestueuse. Ajoutez à ceci un écosystème type Avatar auquel se confronte l’ambition démesurée de l’homme, vous obtenez un produit de très belle facture.

Le septième épisode est dans la lignée burlesque des épisodes 4 et 5 à ceci près que la conclusion se veut touchante et réfléchie. Je suis intimement convaincu que les showrunners se sont esclaffés plus d’une fois à l’écriture de cette guerre de dératisation totale.

L’épisode 8 se veut bien plus sombre avec une plongée dans un univers violent et, là-aussi, très Lovecraft. Peut-être le chapitre le plus anxieux et amer ! Pauvres humains baladés de bout en bout. On notera ceci-dit la folle ténacité d’une guerrière résolue à combattre un « dieu ».

Enfin, la Dernière Danse. Mon épisode préféré malgré un flou artistique constant et des changements de filtres frustrants en termes de lisibilité. Ce qui fait la principale réussite de cette conclusion, c’est sa technologie. En 2022, je suis rarement impressionné par les effets spéciaux. Recherchant ce photoréalisme qui me rendrait incapable de faire la distinction entre réel et virtuel. Ici, on franchit un nouveau cap.

Dernière Danse

La magie n’opère pas systématiquement mais chaque élancée de la femme-bijou, chacune de ses incantations mortifères contribuent à renforcer l’hypnose. Le fond est lui-aussi intriguant avec une cupidité amorale de l’homme le poussant à désacraliser ce qui ne lui appartient pas. Ici, cependant, les conquistadors paient un lourd tribut. Y-compris celui que l’on espérait innocent. M’est avis que cette dernière danse n’a pas fini de marquer nos esprits !

Dernière Danse

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

Voir tous les articles de Faël Isthar.
S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires