Everything Everywhere All at Once : Le Multiverse De Nos Amours

All at Once

« Moi, toi et papa chantant au karaoké… » se remémore Joy. « J’aurais aimé que ces souvenirs demeurent ». […] « Passe les nappes de table à la vapeur pour ce soir ! » ordonne Evelyn Wang à son mari alors que le paternel se prépare à leur rendre visite. « Et il va falloir que je passe de la peinture sur la tâche d’humidité du plafond ! » « Déjà fait ! » répond Waymond Wang. « Et sinon… ». « Aide-moi à cuisiner les nouilles ! ». « Oh… Bon, on pourra se parler plus tard ? ». « Vérifie la casserole d’ici cinq minutes ! Gong Gong déteste les nouilles trop cuites ! Et la peinture blanche, t’as pas utilisé celle de la laverie, j’espère ! ». « Calme-toi, Evelyn… » l’enjoint Waymond. « Je sais que tu veux que tout soit parfait pour la venue de ton père et ça serra le cas ! Il n’aura qu’à jeter un oeil à notre famille et ton entreprise florissante ! Il sera si fier de toi ! ». Mais Evelyn n’en a cure. « Ce n’est pas ce qui l’intéresse et tu le sais très bien ». *Dringggg !* Everything, everywhere, All at Once. « Voilà comment tout a foutu le camp ».

Qui aurait cru qu’un concept aussi complexe et casse-gueule que le multiverse puisse être exécuté de manière aussi… rocambolesque ? Quasiment chaque scène de Everything, Everywhere, All at Once s’avère brillamment absurde ! Il faut dire que la possibilité de Jump Verse dans un autre soi en réalisant une action totalement random et what the f*ck est géniale ! Evelyn in the Multiverse of Madness, ahah. Certes, on risque de perdre au passage un certain nombre de spectatrices et spectateurs…

All at Once

Oui, je pense aux passages des dildos, du ketchup organique et du raton laveur cuistot. Au-delà de l’aspect humoristique, Everything, Everywhere, All at Once narre avec émotion les chemins croisés d’une mère et sa fille qui ne seront jamais parvenues à se comprendre. Du moins jusqu’au troisième acte clôturant les particules en suspension d’une seule et même superposition. À la conjecture des univers et dans les bras d’un mari aussi naïf que tenace. Nous rappelant la nécessité de s’aimer malgré la cruauté du temps qui passe. N’est-ce pas, Gong Gong ?

Vous pourrez au départ être déconcerté(e) et amusé(e) mais plus les minutes filent, plus elles font sens. Et plus elles touchent. Peut-être le rôle d’une vie pour Michelle Yeoh. Et la promesse d’une belle carrière pour Stephanie Hsu (Joy). Profitons de nos journées pendant qu’il en est encore temps. Malgré les désillusions. Malgré la douleur.

All at Once
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Catégorisé comme Ciné

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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