Conjuring III : La Forme Du Mal

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Le 18 juillet 1981, Lorraine et Ed Warren furent appelé(e)s à superviser l’exorcisme du petit David Glatzel, 8 ans à l’époque des faits. « Faisons une pause » propose Ed alors que David sue à grosses goutes et peine à respirer. « Comment tu te sens ? » s’enquiert Lorraine à l’encontre de son mari. « Je vais bien… » la rassure t-il. « C’est juste que c’est la première fois que je vois ça ». De fait, il est préférable que l’enfant parte se reposer. Poursuivre l’expurge du démon serait trop risqué pour sa santé. « M. Glatzel… » informe Ed. « Le Père Gordon est en chemin. David n’aura plus à souffrir longtemps ». […] « Être courageux, ce n’est pas être dépourvu de peur… » révèle Arne Johnson à David. « Être courageux, c’est avoir peur et continuer de tenir bon ». Tant que Arne sera aux cotés du garçon, rien ne lui arrivera. « Je te le promets ». Ce fut la dernière fois que David vit Arne sous sa forme d’être humain.

Difficile d’entrer pleinement dans l’intrigue de la saga Conjuring quand on ne croit pas à ces récits de démons qui, après avoir commis moult horreurs à travers un réceptacle humain, se seraient fait exorciser par la main de Dieu. De fait, si vous êtes dans mon cas, il vaut mieux voir ce genre d’oeuvre comme un film d’horreur fictif. Ceci-dit, j’ai trouvé intéressant le fait que les Warren (qui ont vraiment existé) aient tenté de prouver la possession d’Arne (pour meurtre au premier degré) devant un tribunal américain. Lequel reconnait l’existence de Dieu chaque fois qu’un(e) témoin jure de dire la vérité et rien que la vérité. Or, si tel est le cas, pourquoi ne pas reconnaitre la forme du mal ?

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Après tout, bon nombre de phénomènes qui paraissaient jadis surnaturelles ont fini par se trouver une explication scientifique. Qui sait ? Peut-être que ces choses-là parviendront un jour à cohabiter avec la science. En attendant, il nous faut composer avec cette sataniste qui s’amuse à invoquer des démons au hasard. « Semer le chaos » est son motto. Sur le plan cinématographique, possessions et hallucinations sont mis en scène de manière classique et fidèles au pedigree de la saga. Jouant sur les effets de surprise et l’anticipation pour nous prendre au dépourvu.

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En ce qui me concerne, j’ai regardé trop de films d’horreur pour être effrayé par ce type d’artefact. Et si le premier Conjuring faisait son effet, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Reste une intrigue divertissante avec en toile de fond ce duel d’invocatrices entre Lorraine et la sataniste drapée de noir (première nemesis humaine !). Le fait que le narratif se concentre sur Lorraine plutôt que sur Ed (blessé au coeur dès le début du film) permet de nous rendre compte de ses compétences de shaman. Le tout drapé de romance car l’Amour est plus fort que tout. La forme du mal inclus, ahah.

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