Ciné Birds of Prey

Published on février 6th, 2020 | by Faël Isthar

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Birds of Prey : Les Poulettes Proprettes

« Mwahaha !!! »

Cette fois-ci, c’est la bonne —> Harley Quinn et Mister J sont séparés ! Une aubaine pour celles et ceux qui ont des comptes à régler avec l’arlequin… À commencer par Roman Sionis, fils à papa refoulé qui, pour se venger (et obtenir sa reconnaissance), s’est reconverti dans le milieu du crime. Manifestement, il se croit suffisamment puissant pour être le prochain « Roi de Gotham ». « Et vu que ça m’embêterait de mourir tout de suite… » explique Harley. « Je l’aide à retrouver une gosse qui lui a volé un gros diamant ! ». En échange, la belle aura la vie sauve et son visage de porcelaine ne rejoindra pas la collection du sociopathe. « Du moins était-ce le plan de départ… » poursuit Quinn. « Entre temps, j’ai fait quelques rencontres qui m’ont convaincu de redéfinir mes priorités ». Sur ce, il est temps pour les « Birds of Prey » de prendre leur envol. « Laissez-moi vous présenter mes nouvelles copines ! ».

Birds of Prey

Plus structuré que Suicide Squad, Birds of Prey a le mérite d’être pionnière en matière de films de super-héros composées uniquement de femmes. L’occasion pour la réalisatrice, Cathy Yan, de s’approprier visuellement l’émancipation des poulettes proprettes ! Décor sorti tout droit des années 90’s. Couleurs pops-acides dégainant à tire-larigot. Garde-robe ambitieuse qui sort des carcans traditionnels (les différences entre la Harley sexy de Suicide Squad et la Harley badass de BoP sont tangibles). Je ne peux que saluer l’effort d’imprimer une sensibilité différente de ce que l’on a connu jusqu’à présent. Dommage que l’écriture peine à s’extirper des poncifs hollywoodiens. Bonne surprise, en revanche, du coté de la violence qui, malgré un cachet tout-public, ne fait pas dans la dentelle.

Certaines scènes sont d’ailleurs bien foutues en termes de chorégraphies et de mise en scène. S’il n’y avait pas eu des irrégularités ci-et-là, Birds of Prey aurait pu davantage se démarquer. Coté casting, j’apprécie le fait que Margot Robbie, qui incarne toujours aussi brillamment Harley Quinn, ne soit pas ZE Star du show. Black Canary. Huntress. L’inspectrice Renee Montoya. La petite chipie Cassandra Cain. Toutes survivent en se frayant un chemin à coups de tatane dans les boules. Dans la joie et la bonne humeur. Face à elles, un Ewan McGregor surprenant en Roman Sionis a.k.a. Black Mask. Sa prestation ne m’a pas transporté mais le coté maniaque, cruel et fragile du gredin font le taf. Pour revenir à nos Oiseaux de Proie, j’ai apprécié la douce complicité entre Cass et Quinn. S’il devait y avoir une suite, nul doute que le character building des filles prendrait son envol pour de bon ! Une pincée de noirceur et d’originalité scénaristique, vous obtenez un futur must-see. Allez, on y croit ! Et plus de James, s’il vous plait !!!

Birds of Prey

7/10

*Coup de Coeur*


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