Baki Hanma : Les Chaines De La Liberté

Chaines

« Vous avez fait intervenir l’armée pour tuer un simple éléphant ! » reproche une journaliste au commandant Saman. « Vous croyez tous qu’il s’agissait d’un éléphant d’Afrique ordinaire ? » répond l’unique survivant de la confrontation. « Allez sur place et regardez la taille de son corps ! ». De fait, l’éléphant était gigantesque. Titanesque, même. « On aurait dit un animal préhistorique… » poursuit Saman.  « 977 animaux et 41 personnes, voilà les victimes que ce monstre a causé ! Si nous n’étions pas intervenu, non, si cet homme n’était pas intervenu, 90% de la réserve serait devenu un désert et nous aurions assisté à l’extinction de toutes les espèces ! ». « Cet homme ??? ». « Oui, nos armes étaient inutiles et notre armée sous-préparée ». Contrairement à l’homme ou plutôt la créature qui est parvenue à tuer ce fléau. « Sans armes et à mains nues ». Une entité qui ne saurait être entravée par les chaines du monde moderne. « Quel était son nom ? ». « Ho, vous le connaissez toutes et tous… L’être le plus puissant de notre chère planète ! Yujiro Hanma !!! ».

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J’avais déjà entendu parler de Baki avant que Netflix (également à l’oeuvre sur Beastars au passage) ne se penche sur une adaptation anime particulière puisque anachronique. Les première et deuxième saisons prenant place à partir de la deuxième phase du manga (1999-2005) et l’arc des condamnés à mort. Avant cela, il y eut une première phase contenant les arcs « Champion », « Enfant » et « Maximum Tournament ». Composée de 42 tomes publiés entre 19991 et 1998 par Keisuke Itagaki. Ici, ces Chaines de la Liberté s’attaquent à la troisième phase de Baki composée de 37 volumes (2005-2012). Et autant vous dire que ça démarre fort ! Enfin, presque !

J’admets avoir été déconcerté par l’épisode de la mante religieuse, ahah. Et celui du duel de mouchoirs ! Une perte de temps assez folle compte tenu du format de douze épisodes. Heureusement, le reste est tellement fou que l’on a vite fait de pardonner ces errances rythmiques. Dès lors où Baki est incarcéré dans la prison d’Arizona, une ambiance particulière, chargée en testostérone et en tension, accapare les lieux. Fait surprenant, le héros a des allures de « petit » comparé au maitre des lieux et le « Numéro Deux » qui compte bien le vaincre dans les règles.

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Oliva Biscuit et Jun Guevara. L’un est déjà connu puisque présent dans la deuxième phase. L’un des seuls hommes à être considéré comme « égal » par Yujiro Hanma. Une forteresse de muscles dite indestructible ! L’homme le plus puissant des États-Unis ! L’homme le plus puissant du monde ?! Là où Yujiro a sa réputation de créature la plus forte au monde. Jusqu’alors, Oliva n’a fait qu’enchainer les victoires (quoique contre Shibukawa). Chaque ennemi, qu’importe sa technique et sa dangerosité, a dû plier face à la loi intangible des muscles d’acier de Biscuit.

Quant à Jun, celui-ci est non-seulement parvenu à devenir le président de son île mais l’a rendu indépendante des US ! Cela avec la seule force des arts martiaux. Lui et ses soldats ont développé des corps si redoutables que même les armes à feu sont inefficaces contre eux. Quant à la présence de Jun en prison, il l’a choisi et peut s’évader quand il veut. Car il est vent et tempête !

Tout comme un certain… Biscuit Oliva. Lui, le symbole de l’Amérique et de la liberté ! Lui qui, tout comme Yujiro, est réputé pour ne pas avoir de chaines ! Pour Jun, triompher d’Oliva serait la consécration ultime. D’où une hype qui s’installe progressivement en amont de leur combat. J’ai également apprécié la personnalisation de Biscuit et cette sensibilité étonnante qui prend racine dans son amour pour Marie. « Elle est ma force ! Elle est mon âme !!! ».

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Belle romance qui ne fait que sublimer l’aura de Biscuit. La scène où il se met à chanter le chant de Jun Guevara, « Heave, Ho ! » tout en portant Maria est peut-être ma scène favorite de la S03. Maria est elle-aussi impressionnante tant sa détermination à faire face à la vie, malgré la maladie qui l’a frappé, ne vacille pas. « Tu es aussi impétueuse et rayonnante que lorsque tous les hommes étaient à tes pieds ! ».

Pour ma part, ce sont ces deux arcs narratifs, Biscuit d’un coté, Jun de l’autre, qui font tout le sel de la saison. Baki et son impertinence se chargent d’accélérer et faire valdinguer les dynamiques (au point de rendre Biscuit puéril) mais j’aurais aimé qu’il ne soit pas autant mis en retrait face aux deux colosses ! Surtout quand on réalise qu’il n’a pas du tout à rougir face à eux.

La conclusion de l’arc parait, en ce sens, un brin absurde. Notamment en matière des échelles de force .Mais soit ! L’univers de Baki est très wtf pour commencer puis Baki est Baki ! J’ai englouti ces douze épisodes à un rythme frénétique ! Et c’est là la force du manga ! Des personnages qui en imposent, une lecture de l’action à la fois anatomique et grandiloquente puis une réalisation AAA imparable ! Hâte de voir ce dont l’homme préhistorique est capable…

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