Politique

Published on juin 5th, 2013 | by Poyo Toto

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UMP featuring Démocratie : Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis

Non, ce n’est pas le titre d’un son et encore moins celui d’une collaboration. Cette assertion, tout le monde la connait puisqu’elle a hanté toutes nos années collège et lycée. Pourtant, force est de constater que dans le cas de l’UMP, chaque fois que le parti tente de se rapprocher de l’idéal démocratique, celui-ci lui file entre les doigts. Qui plus est, à l’époque du RPR (géniteur de l’UMP) où aucun des membres de l’appareil dirigeant n’étaient élsu au suffrage universel, il était inconcevable de faire passer leur mode de désignation par une élection. Préférant à cela collusion, corruption et intérêts. Lacunes en modernité donc mais cela s’explique, entre autre, par la jeunesse du parti (créé en 2002 et succédant au RPR chiraquien).

Cela ne signifie pas pour autant que les partis de gauche détiennent une avance significative en la matière : le Parti Socialiste bénéficie d’une plus grande ancienneté dans notre pays mais ça ne l’a pas empêché d’avoir connu en 2008, lors du congrès de Reims, une cacophonie comparable à l’élection à la présidence UMP 2012. Pour rappel : plusieurs candidats s’affrontaient pour la succession de François Hollande, alors premier secrétaire en fin de mandat. Au 2nd tour de l’élection, un litige eut lieu entre Martine Aubry, la favorite, et Ségolène Royal, à propos de fédérations du Nord (tenues par des partisans de Martine) dans lesquelles les votes auraient été gelés. 

La tricherie a même conduit Manuel Valls, partisan Royal à l’époque, à déposer plainte pour fraude : ce à quoi les partisans d’Aubry ont répondu par une autre plainte en diffamation.Une situation grandement similaire au duel Copé VS Fillon et qui avait débouché sur un dépôt de plainte de ce dernier contre les résultats. François Fillon avait même décidé d’aller plus loin encore en lançant la création d’un nouveau groupe parlementaire à l’assemblée nationale (baptisé sobrement R-UMP) et témoignant à la fois d’un désir de changement et d’une  rupture profonde par rapport à l’ère Sarkozy. Pendant plusieurs mois, le plus grand parti de droite a donc été contraint d’opérer une reconstruction pour pouvoir espérer redevenir le principal parti d’opposition et deux événements devaient montrer sa rémission : l’annulation de l’élection à la présidence du parti (qui s’est effectivement réalisée) et la primaire UMP à la mairie de Paris.

 Malheureusement, la réussite pour la primaire UMP n’était pas au rendez-vous car même s’il est vrai que NKM a été élue dès le premier tour avec plus de 58% des voix, plusieurs événements sont venus troubler le bon déroulement du scrutin.  Tout d’abord, le fait que sur les 60 000 votants attendus, seuls 20 000 aient voté à Paris. Enfin, le fait que des journalistes aient montré en vidéo des moyens très simples pour frauder à plusieurs reprises : certains sont même parvenus à voter pour Nicolas Sarkozy !  Scrutin bien loin de l’idéal démocratique donc mais qui n’a pas été invalidé pour autant malgré la protestation de 3 candidats. Pour autant, cette volonté de modernisation de l’UMP par rapport à la désignation de ses dirigeant est un bon pas en avant. Ce qui n’est pas forcément le cas d’autres partis : ainsi, pour le FN, les dirigeants se succèdent de manière apparemment héréditaire


Primaires UMP: failles de sécurité avérées – 03/06 par BFMTV

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