Séries Bon Grain

Published on octobre 15th, 2020 | by Faël Isthar

0

The Haunting of Bly Manor 08 : Le Bon Grain & L’Ivraie

Sans crier gare, la femme sans visage s’empara de Dani avant de la faire revenir dans le manoir. Sous le regard terrifiée et impuissant de Flora. « Tout commence vers le milieu du 17e siècle ». […] Province du Hampshire, 16?? : M. Willoughby décède dans son sommeil et laisse derrière lui deux filles nées à cinq ans d’intervalle. L’ainée, Viola, et la benjamine, Perdita. Nommée en la mémoire d’une petite fille née entre-deux qui ne vécut que quelques semaines. En vue de garder le contrôle sur les affaires de leur père, Viola et Perdita durent se marier rapidement. Autrement, le Manoir de Bly, leur maison d’enfance, ne leur appartiendrait plus. C’était une époque où les femmes ne possédaient rien et devaient se raccrocher à l’ombre des hommes en vue d’obtenir la moindre faveur. Cela étant dit, Viola savait distinguer le bon grain de l’ivraie et fit appel à un voisin éloigné, Arthur Lloyd. Honnête, intègre et intelligent. « Avec lui… » assure Viola à sa petite soeur. « Notre avenir est assuré ». […] « Ô saule blotti dans l’ombre ».

Bon Grain

Tomber malade en 1600 et quelques années étaient souvent synonyme de mort. Mais pas pour Viola dont l’âme fut d’une âpreté telle qu’elle refusa son passage dans l’autre monde. Malheureusement, cela ne se fit pas sans contrepartie. Sa lucidité. Sa vivacité d’esprit. Sa bienveillance. Tout s’écroula sous le poids de la démence et de la cupidité. Et, à l’instar du poison qui s’était glissé dans ses poumons, Perdita, soeur discrète et dévouée, en eut assez. Assez d’être dans l’ombre. Assez de ne pas être estimée à sa juste valeur. Assez d’être considérée comme l’ivraie. Quelle cruelle ironie que ce que combattait Viola, cette volonté de ne pas dépendre des hommes, lui fut retournée par celle qu’elle aurait dû aimer et non mépriser. Malgré un début qui peine à s’esquisser, j’ai beaucoup aimé cette genèse du mal. L’avantage qu’offre le format de la série est que l’on peut facilement développer une histoire solide en un épisode d’une heure. Pour peu que l’écriture soit au rendez-vous. Pour peu que l’on sache séparer le bon grain de l’ivraie. « Elle dormait, puis elle oubliait. Avant de se lever, de marcher et de se rendormir ». Errance après errance. Oubli après oubli. Viola et les autres âmes happées dans son puit de gravité sans fin. Sans espoir. Sans miroir. Sans visage.

8/10

*Coup de Coeur*

Tags:


About the Author

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !



S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Back to Top ↑