Stranger Things S04 Part II : Apprendre À Voler

« Dis-lui tout ce que tu as vu » intime Vecna avant de relâcher son étreinte sur Nancy Wheeler. Y-compris sa véritable identité. Celui qu’il était avant que Eleven ne l’envoie dans cet autre univers. « Si tu savais combien je l’ai maudite… » poursuit Vecna. « Avant de réaliser que cette malédiction était une renaissance ». Avant d’apprendre à voler. […] Un laboratoire rempli de spécimens de l’Envers. Voilà à quoi jouent les Russes depuis allez savoir combien de temps. Dans l’idéal, il faudrait que Jim Hopper détruise tout ce fatras avant que lui, Joyce et les autres ne décampent d’ici. Mais le temps presse maintenant que la créature à fleur s’est extirpée de sa prison. « Partons d’ici une bonne fois pour toute ». Pour lui et surtout pour la femme qu’il aime. « Elle qui a tout risqué pour sauver le bon à rien que je suis ».

Quel finale ! Quel déluge constant d’émotions lors de cet ultime épisode ! Je ne m’attendais pas à une telle dramaturgie. Allez savoir pourquoi mais dans mon esprit, Stranger Things ne partage pas grand chose avec le Game of Thrones des débuts. Si ce n’est sa scénographie impeccable. Spectacle de lumières et de particules incroyable nous faisant prendre conscience à quel point cette série appartient au sommet de l’entertainment. Ce ne sont pas seulement les effets sociaux et le maquillage qui sont réussis mais la mise en scène, la photographie ou encore la bande originale ! Tout concorde à délivrer un cocktail prompt à happer les sens. Que l’on soit au fin fond de l’URSS, dans un manoir lugubre ou à même le monde de l’Envers.

Le fait que l’on ait le droit à du « gros » drama est la « cerise sur le gâteau ». Non-seulement la tension est présente mais le risque que prennent les différents protagonistes finit lui-aussi par avoir ses conséquences. Que les plus sensibles d’entre vous se préparent à avoir le coeur serré et des débuts de larmes. Pendant le dernier quart de cette saison, j’étais littéralement recroquevillé sur mon siège. Redoutant le pire jusqu’au bout.

Et quelle envolée de Eleven ! Apprendre à voler se sera fait dans la douleur et, soyons francs, le personnage de « Papa » était antipathique au possible. Quelle saleté ! Quelle arrogance… L’un des pires exemples de paternité qui soient. Croyant avoir toujours raison et supplantant ses décisions sur celle d’enfants qui ne sont pas les siens pour commencer.

Pour autant, il paraitrait presque angélique à coté de Vecna et sa monstruosité innée. On ne pouvait pas demander de nemesis plus redoutable tant cette chose obsédée par la destruction impérialiste et le désir de « rebâtir le monde à son image » se veut implacable. Mais pas imprenable pour autant. Loin de là ! Les différentes manoeuvres de nos chevalières et chevaliers, impeccablement narrées au fil du récit, l’auront prouvé.

Voler

Du coté des autres persos, c’est un quasi sans-faute. Même Mike, Will et Jonathan, en retraits lors de la première partie, bénéficient de focus intéressants. Mike et Will dévoilent leur coeur. Jonathan réapprend à devenir un grand frère. Au passage, j’ignore comment finira sa relation avec Nancy mais j’espère qu’ils resteront ensemble. Malgré mon gros capital sympathie pour Steve.

Un autre de mes coups de coeur est cette reprise des sentiments entre Max et Lucas. Apprendre qu’ils avaient rompu en début de partie 1 m’avait un brin frustré. Quand bien même Max avait ses raisons, Lucas semblait être passé à autre chose très rapidement. Ici, heureusement, on voit que les émotions demeurent. Et qu’importe qu’ils se remettent ou non en couple, je voulais simplement les voir ensemble.

Voler

Dans le même état d’esprit, j’ai beaucoup apprécié la remise au premier plan de l’amitié Eleven X Max. Celle-ci avait été tellement passée sous silence que j’avais oublié leurs moments de grâce et de complicité. Pas étonnant que Eleven ait tout tenté pour sa meilleure amie. « Voler dans le ciel quitte à se brûler les ailes ». Cette fin est tout sauf une Happy Ending. Et il me tarde de découvrir à quoi ressemblera l’ultime saison 5. À la croisée de notre monde et de celui de l’Envers. Avec une éclosion des bourgeons qu’on espère totale. Quitte à me faire ravaler ma barbe inexistante (moi qui voyais Will finir avec Eleven… LOL).

Voler

Fondateur de YZGeneration, YummyZ, Ikke et Bang !

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