Ciné

Published on décembre 12th, 2012 | by Faël Isthar

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Les Mondes De Ralph : Amitié En Co-Op

“I’m gonna wreck it !” : cette phrase, Ralph la prononce quotidiennement au rythme des parties d’arcade du jeu “Fix-it Felix Jr.” où il incarne le gros méchant. Et justement, Ralph en a marre d’être le bad guy de service : d’autant plus qu’il est logiquement déconsidéré par l’ensemble des personnages de son jeu et mis à l’écart comme un pariah…

Une situation que Ralph, après 30 ans de bons et loyaux services, ne peut décemment plus supporter. Pétri de rancœur et de rage, notre gros patapouf décidé de parler de ses problèmes au club des méchants anonymes où sont présents Bowser, Zangief ou encore Sateen (pas Satan, Sateen). Mais rien n’y fait : Ralph l’a gros sur la (monsieur) patate. Et il décide alors de commettre l’irréparable : intégrer un autre jeu video et décrocher une médaille de héros, de good guy, pour être enfin considéré à son juste titre..

Seulement voilà, rien ne se passe comme prévu et Ralph finit par atterrir dans Sugar Rush alias le monde parfait où chaque parpaing de terre est constitué de chocolat guimauve, de gros dragibus multicolores et de barbes à papa voluptueuses (note à part : j’ai toujours trouvé ce terme malsain et inapproprié). Mais à tout malheur bonheur est bon: Mr. Ralph va faire connaissance de la plus adorable et malicieuse des gamines au monde : Vanellope von Scheetz.

Que cela fait plaisir de retrouver un Disney en forme après plusieurs années de tourmente et perdition ! Car après un sympathique “The Princess and the Frog” et, surtout, l’adorable Raiponce, force est de constater que la touche Disney est de retour avec des univers enchanteurs, des personnages attachants et ce potentiel indicible de vous émouvoir comme si vous aviez encore 6 ans.

Et à mon avis Disney doit en grande partie ce retour en force à Pixar et sa capacité à pouvoir rendre un univers à la fois complexe, ingénieux et immersif. On le voit bien dans “Wreck-it Ralph” où chaque univers visité a fait l’objet d’un soin quasi maladif (à l’exception peut-être du monde Hero’s Duty qui fait trop aseptisé). La médaille (de jeux vidéo) reviendra d’ailleurs, et de loin, au monde du Sugar Rush : on aurait envie de le manger tellement les friandises qui y sont incrustées sont omniscientes et alléchantes !

Mais, car il y a un mais, Wreck-it Ralph n’est pas parfait et souffre d’un manque d’exploitation de l’univers dont il s’inspire : c’est-à-dire celui des jeux vidéos. Pour sur, l’univers regorge de références : de Mario/Mario Kart à Halo en passant par Pacman, Sonic ou encore Street Fighter. Mais alors que ces dernières auraient pu faire partie intégrante de l’univers, elle ne se contentent finalement que de faire office de support aux personnages principaux sans réellement développer avoir d’utilité. Enfin, ce serait chipoter face au torrent d’émotions qui vous assaillera et cela que vous soyez geek ou non : nous avons pour notre part verser notre petite larme à la fin. Une toute petite mini ridicule larmichette hein.

7/10

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