Ciné

Published on janvier 4th, 2015 | by Faël Isthar

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Review : The Riot Club – « Les pauvres pensent nous détester ? Au contraire, ils nous vénèrent »

Si l’université d’Oxford est la crème de la crème, le Riot Club en est la cerise au kirsch royal. Imbibée d’eau de vie à l’outrance et sans compassion aucune pour les gens d’en bas. Alistair Ryle (Sam Claflin) fait partie de cette « élite » là : persuadé de mieux savoir les choses et de ne surtout pas avoir à s’excuser pour faire partie de la haute. Miles Richards (Max Irons), lui, est un peu différent et cherche au moins à s’intégrer au « peuple d’en bas ». Deux profils totalement opposés et pourtant intégrés au prestigieux « Riot Club ». Pour le mieux ?

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Cynique et sans valeurs (si ce n’est celle de l’argent), « The Riot Club » aurait pu être une allégorie exagérée de l’élite actuelle et de le manière totalement biaisée dont elle conçoit la manière de diriger un pays. Sauf que voilà, et c’est triste à dire, j’ai la forte impression que ce film n’est en rien outrancier et qu’il existe vraiment des « Alistair Ryle Bis» juchés au sommet de la société.

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Autrement dit : des ex-enfants pourris gâtés jamais remis à leur place et persuadés que tout a un prix. Pour dire les choses de manière encore plus trash : les pauvres (classes modestes et classes moyennes comprise) ne devraient avoir aucune estime d’eux-mêmes et, surtout, s’écraser platement face au statut social de ceux qui ont le pouvoir (à savoir l’argent) entre leurs mains.

Pourquoi ? Car, d’un simple claquement de doigt, ces « gens de la haute » ont le pouvoir de racheter tout notre patrimoine. Alors qu’il s’agisse de sucer des queues à la chaine sous une table ou de se laisser saccager tout son restaurant, les pauvres devraient acquiescer bien sagement de la tête et accepter, les étoiles dans les yeux, la somme d’argent offerte en dédommagement. Bonne réal, brillante intrigue et, surtout, casting remarquable définissent « The Riot Club » . Sam Claflin en tête : même si son personnage d’Alistair Ryle est odieux et que notre seule envie est de le voir clamser d’une crise cardiaque.

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Méprisé par les pauvres pour son arrogance mal placée, sa seule réaction est de s’engoncer jusqu’à l’excès dans ce rôle triste et vain. Quitte à dépasser les limites et commettre l’irréparable. Quant à Max Irons et son personnage de Miles Richard, celui-ci incarne à merveille l’exemple type du bobo se persuadant d’avoir une conscience mais qui, au final, s’avère tellement lâche et obsédé par la soif de pouvoir qu’il ne vaut pas mieux que ses confrères. À voir ne serait-ce que pour se faire une idée de « la  haute ».

Note YZ : 7,5/10 *Coup de Coeur*

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