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Published on juillet 7th, 2012 | by Faël Isthar

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Review : Rainbow Tome 22

Nous y voilà : après moult années passées en compagnie des anciens de la cellule 6 du quartier 2, le moment est arrivé de conclure une œuvre marquante à tout point de vue. Car rares sont les mangas à distiller autant de leçons de vie de manière aussi forte et indélébile. Pour rappel, Rainbow prend place dans le Japon des années 46/66, période pivot de transition économique, sociale et politique dans lequel le pays renaitra de ses cendres après la défaite de la 2nde guerre mondiale. Seulement, cette période de transition ne s’est pas faite en douceur. En témoigne justement Rainbow qui se centre durant ces 10 ans sur le devenir d’un groupe de jeunes mineurs délinquants.

Ce dernier tome conclut ainsi la partie centrée sur Tetsu Sakora, voyou bagarreur, qui avait inspiré Anchan (modèle de tout les anciens) à être celui qu’il est. Et c’est conscient de cela que Heitai, Baremoto, Joe, Chou-Fleur et Suppon vont s’affairer à remettre Tetsu sur le droit chemin : celui de la boxe sur lequel l’attend Mario.

Cette partie terminée, un épilogue nous attend pour conclure Rainbow de la manière la plus belle qui soit. Il suffit simplement de croire en ce qu’on fait et d’avoir de véritables amis pour pouvoir se sentir pousser des ailes et viser le monde. Certes, Rainbow est un manga dur, poignant, voire parfois difficilement soutenable, mais les auteurs se débrouillent toujours pour nous montrer que la lumière se trouve partout. Même dans les recoins les plus obscurs où il suffit parfois juste d’être à l’écoute.

Alors oui y a du gnan-gnan, oui y a du déjà-vu, oui y a des situations rocambolesques, oui y a des longueurs oui y a des stéréotypes à gogo. Mais le cœur est là. Et on sent toute la volonté du scénariste George Abe à nous faire comprendre, au travers de son intrigue et de ses récits, le sens de notions sacrées telles que le courage, l’amitié, la ténacité et l’intégrité.

Tout ceci étant sublimé par le coup de pinceau de Masasumi Kakizaki qui, clairement, possède une pâte graphique reconnaissable au premier coup d’œil.  Brute, dense, fourmillant de détails et avec un travail remarquable sur les ombrages, Masasumi a su donner vie à l’univers de George Abe en lui conférant un cachet unique.

Clairement l’un des dessinateurs les plus talentueux de sa génération. Et je pense que chaque lecteur réussira à entre-apercevoir un idéal de savoir-être et de savoir-vivre chez au moins un des anciens de la cellule 6. Si vous cherchez donc une série seinen (adulte) qui soit dotée du fond et de la forme, ne cherchez pas plus loin.

Note YZ : 8/10

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