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Published on mai 13th, 2012 | by Faël Isthar

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Review : Deadman Wonderland T.9

Deadman Wonderland Tome 9

Tout comme les épisodes cliffhanger des séries US, les mangas ont le droit à leur coup d’éclat intense et bouleversant toute l’intrigue dans une toute nouvelle direction. Et c’est ce qui s’avère être le cas avec ce tome N°9 de Deadman Wonderland. Tome pivot, voire meilleur tome de la série tout court.

Avant de commencer, précisons que cette review est spoilante au possible. Nous recommandons donc à ceux n’étant pas à jour sur la série de ne pas lire ce qui va s’ensuivre. Sauf si vous êtes maso.

On finissait sur le tome 8 avec un Ganta à la recherche de Shiro (ils s’étaient avoués leur amour réciproque) suite aux combats contre l’unité Alpha du directeur de la prison Tamaki. Makina, la dirigeante du personnel de gare, s’était donc soulevée contre Tamaki après avoir découvert les horribles expérimentations humaines qu’il effectuait sur les prisonniers (la fameuse unité Alpha). Finissant par acculer le directeur, Makina s’apprête à le rendre aux mains de la justice quand, tout d’un coup,Toto Sakagami (vainqueur du Carnival Corpse de l’année précédente -un tournoi de mise à mort entre les différents prisionniers-) apparaît.

Et il n’est pas seul puisqu’accompagné de l’homme en rouge “Crâne d’oeuf” comme aime à le surnommer Tamaki. Responsable de la grande catastrophe ayant frappé Tokyo et une grande partie de la partie continentale du Japon. C’est aussi celui ayant massacré les camarades d’écoles de Ganta et provoqué son incarcération dans la prison. Et c’est à partir de là que tout s’enclenche.

Lors d’une séquence mémorable et glauque à souhait, Toto apprend ainsi à Tamaki, en se servant d’une tête arraché comme marionnette, qu’il n’est autre que l’ancien directeur, supposé mort, de Deadman Wonderland.

Parce que je suis le directeur d’un monde fou ! Cet endroit n’est pas ton Wonderland. C’était et ça restera…

Bam ! Premier coup d’effroi. On pensait l’ancien directeur Rinichiro Hagire tué par l’homme en rouge mais non. Via une expérimentation qu’on devine des plus malsaine, celui-ci s’était en réalité infiltré dans un autre corps et sous une autre identité.

Et ce n’est rien comparé à la suite où Ganta, débarqué sur les lieux, découvre que l’homme en rouge a une nouvelle fois tué quelque chose qui lui était précieux en la personne d’Azami (à qui il avait confié la garde de Shiro). Sous le choc, notre héros se laisse alors envahir par une colère noire et, dans un dernier sursaut, parvient à briser le masque de l’homme en rouge pour finalement découvrir…

qu’il n’est que Shiro elle-même.

Le tome se conclut ainsi. Fin de la première période. La plupart des prisonniers sont libérés, les actes illégaux de Tamaki ayant été mis à jour (celui-ci se sera fait sauter la tête suite à la révélation de Toto) et un Ganta nous est laissé en état de choc profond. Toto et l’homme en rouge n’en ont pas pour autant terminés et s’apprêtent, à la fin du tome, à déclencher un nouveau séisme…

On s’en doutait mais ce volume là, l’instar du n°5, nous le confirme : Deadman Wonderland n’est définitivement pas un shonen comme les autres de par son coté malsain et glauque à souhait, son gore assumé, et son exécution sommaire et cruel de personnages gentils. Si seulement tout les shonens avait ce cachet là, je pense que ça leur donnerait à tous un aspect plus réaliste et plus humain des choses. Dans le sens où, dans la vraie vie, les gentils, aussi, meurent.

Oui bon après ça serait pas un shonen à proprement parler, c’est-dire pour les 12-16 ans qui représente, à la base, la clientèle cible. Deadman Wonderland est davantage un Shonen à la frontière du seinen. Un peu comme Death Note.

Et bien justement, je pense que certains shonens tel que Naruto, Bleach ou One Piece auraient à gagner en profondeur et en réalisme s’ils adoptaient un ton plus noir et donc plus adulte tout en conservant une grande partie de leur lectorat de base.

Mouais ça prête à débat et je suis pas du tout certain que le Shonen Jump soit d’accord avec ta vision des choses. Quoiqu’il en soit, le scénariste Jinsei Kataoka et l’illustratrice Kazuma Kondou nous prouvent qu’ils forment un duo savoureux et regorgeant de suprises. Le graphisme est maîtrisé et stylisé, l’agencement dynamique avec une mise en scène empruntant un certain nombre de codes au cinéma, et l’histoire tient la route avec son lot de cliffhangers savoureux et frappants.

Vivement le tome 10 qui marquera donc, à l’instar de Naruto/Bleach/One Piece, le début d’une deuxième période (se passant généralement après une ellipse de quelques années).

Note YZ : 9/10

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