Ciné Kaiser

Published on février 4th, 2019 | by Faël Isthar

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Polar : La Retraite Du Kaiser

« Pardon ? »

Quelque part au Chili : « Vive la retraite ! » déclare Michael, cinquantenaire au look de golden boy, tandis qu’il admire son escort sortir de la piscine. Après une petite barre de coke, l’individu décide qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure. « C’est quoi ton nom déjà, bébé ? ». « Toujours Sindy, mon chou ! » répond l’intéressée. « Re-bonjour, Sindy chérie… Quelques bulles ? » propose t-il en s’emparant d’une bouteille de champagne. « Oh que oui ». Évidemment, l’opportunité de doucher de champagne la demoiselle est trop belle. « Je t’en ai mis partout, ho la la… Laisse-moi nettoyer tout ça ». Avec la langue, bien sûr. Et avant de copuler, il est temps de faire une session de développer-coucher. Non loin de là, Facundo, sniper à la main, indique à ses comparses qu’il est en position. « Viens-là, chéri… » lui demande Sindy alors que le mafieux improvise une petite danse sur du September by Earth, Wind & Fire. « C’est l’heure de la pipe ». « Ho ho… Fais-toi plaisir, ma choupinette ! ». Ce que le triste sire ne savait pas, à ce moment-là, est que Sindy était de mèche avec Facundo. « Bang ». Au tour de Hilda et Alexei d’entrer en scène. […] « Prochaine cible ? ». « Le Black Kaiser ».

Kaiser

Netflix a trouvé son John Wick ! À la différence près que Duncan Vizla a tué lui-même son chien… Sans faire exprès. Il était tellement mignon ! Il faut dire que le Black Kaiser a un passé tumultueux de tueur à gages et une sacrée dose de regrets. Sa retraite dorée aurait pu lui permettre de prendre un nouveau départ, Duncan ayant bon fond, mais il a fallu que son ancienne entreprise embauche une Team de Hitmen (Hilda, Facundo, Syndy et co) pour tenter de le tuer. Histoire d’empocher sa pension de retraite (8 millions et quelque). Problème —> Si vous avez bien suivi, Duncan est un John Wick-bis en un peu plus violent. Règle N°1 ? Ne PAS faire **** Duncan. Et ne surtout pas essayer de le tuer car Duncan est imbattable. C’est ce que j’avais omis de comprendre dans le premier John Wick. Ce qui m’avait fait passer à coté du thrill que procure la combinaison d’un anti-héros badass, d’une réalisation peaufinée et d’une violence assumée. Le coté nanar est non seulement assumé mais revendiqué. Amateurs du premier degré, passez votre chemin.

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Ici, pour Polar, il s’agit de la même formule. Oui, c’est bardé de facilités scénaristiques. Oui, c’est nanar (cf les méchants hyper stéréotypés). Oui, c’est ultra-prévisible. Mais qu’est-ce que c’est bon ! Voir le Black Kaiser appliquer méthodiquement sa vengeance sur des sales types qui ne méritent en aucun cas de vivre relève du pur bonheur visuel. Avec la petite touche d’humour noir histoire de parfaire le tout. Et quel fin ! Je n’avais pas anticipé ce cliffhanger et force est de constater que celui-ci s’imbrique à merveille dans la quête de Duncan Vizla. Une retraite pour un nouveau départ. Je serai de la partie pour Polar II. Vu le succès critique du premier opus, j’imagine que Netflix réitérera l’expérience. Nous conclurons cette review par un grand bravo au magnifique Mads Mikkelsen qui, encore une fois, prouve à quel point il a du charisme à revendre. Vanessa Hudgens n’est pas en reste mais, shh, je n’en dis pas plus.

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7,5/10

*Coup de Coeur*

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Fondateur de YZGeneration, YummyZ et Ikke !



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