Ciné Adonis

Published on janvier 9th, 2019 | by Faël Isthar

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Creed II : Mon Combat

« Parce que c’est ma passion »

Alors que Bianca Porter et Adonis Creed envisagent de déménager de la Philadelphie à Los Angeles, un évènement inattendu bouscule leur quotidien. Viktor Drago, fils de Ivan Drago, défie publiquement Adonis Creed pour le titre de champion mondial des poids lourds. Ivan Drago qui, il y a 33 ans de ça, tua le père de Adonis lors d’un match pour le titre. Avant de s’incliner face à Rocky Balboa et perdre tout. « Absolument tout ». Pétri d’envie de revanche, Ivan a élevé son fils dans la haine et l’obsession de regagner l’honneur perdu. Résultat —> Le fils Drago est une montagne de muscles. Rapide et puissant. « Il faut que j’accepte » dit Adonis à Rocky. Mais celui-ci n’est pas d’accord. « Il a tout à gagner toi, tu as tout à perdre ». « Autrement-dit… » conclut Creed. « Tu penses que je vais perdre ». « Je n’ai jamais dit ça ». Mais c’est tout comme. « Lorsque j’ai affronté Viktor Drago… » révèle Rocky. « J’ai perdu beaucoup. Physiquement et mentalement ». Car la boxe est un sport dangereux et cette masse pétrie de revanche implique bien trop de risques. « Avec ou sans toi, Rocky, je l’affronterai ».

Adonis

J’ai personnellement adoré cette suite de Creed ! Autant que le premier opus puisque celle-ci se justifie à travers un nouveau palier d’évolution pour Adonis —> La confrontation avec le passé de son père et les démons qui ont précipité sa chute. Pas étonnant que Rocky n’ait pas voulu entrainer Creed tant ce combat n’était pas le sien. La pression du public. La haine et la soif de revanche qui s’invitent à leur tour dans les veines de Adonis. La faiblesse humaine de céder à la provocation malgré le manque de préparation physique et mental. Malgré les nouvelles responsabilités. D’un point de vue Character Building, le parcours initiatique de Creed devait se poursuivre et arriver à maturation. On appréciera les à-cotés consacrés aux malheurs quotidiens et inopinés avec lesquels chacun d’entre nous doit faire face.

En ce qui concerne Viktor Drago, si on regrettera une prestation scénique perfectible (normal, il est à la base boxeur), on appréciera en revanche la démonstration physique. Germano-roumain, Florian Munteanu est une machine de guerre et cela se voit. Au-delà de ça, l’esquisse qui est faite sur son background, convainc. L’emprise tyrannique d’un père aimant mais qui ne laisse rien passer car aveuglé par la vengeance. La froideur d’une mère n’hésitant pas à abandonner son mari dès qu’il a « perdu son honneur ». L’infernale pression qui règne en Russie eu égard aux concepts d’honneur et de victoire. Il ne manquait plus qu’une réalisation aussi fluide et tonique que la grande soeur pour parachever un duel de haute volée —> C’est le cas. On ressent l’impact des coups. On applaudit lorsque la vapeur se renverse. On frisonne lorsque le thème principal de Rocky résonne à même la salle. Avec Creed II, la boucle est bouclée et le passage de témoin entre Rocky et Adonis effectif. Un Rocky qui, encore une fois, touche. Après de durs combats sur le ring et un rude combat contre le cancer. Le voilà prêt à faire face à son ultime défi —> La réconciliation familiale. Adieu, Champion. Et bonne chance.

Adonis

8/10

*Coup de Coeur*

Adonis

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