
« Tu as vu ces deux-là ? » fait savoir Carmine de l’Armée du Ruban Rouge alors que les Saiyaman X1 et X2 viennent d’arrêter des malfaiteurs. « Ils sont incroyablement forts ! Ils pourraient peut-être nous permettre de prendre notre revanche sur ce roi démon, Piccolo, et Son Gohan ! ». « Vous croyez ? » se demande, perplexe, N°15. Oui ! Il semblerait que le destin soit à nouveau favorable au Red Ribbon ! […] « Tu arrives au point de rupture, Broly ? » s’interroge, l’air narquois, Vegeta, alors qu’il mène la danse face à un Broly tentant de dompter ses élans de colère. « Il n’y a pas de mal à laisser parler ses nerfs. La colère est la source de la puissances des saiyan, après tout. Ton problème, c’es que tu perds ton sang froid ». Autrement-dit, il ne faut pas retenir sa colère mais la maîtriser. Ainsi la relève sera assurée. « Tu as tellement peur que tu te retiens de ne pas disjoncter ? ». Il est l’heure de passer à l’étape supérieure.

Le voilà, le dernier tome de Dragon Ball Super du temps où Akira Toriyama était toujours en vie. Et que dire si ce n’est que Toyotaro incarne la relève dont il serait probablement très fier. Qu’il s’agisse de l’agencement, des postures, des dialogues, de l’humour, de l’ambiance ou encore du respect des différents personnages ainsi que du lore DB, Toyotaro n’a eu de cesse de progresser. Cette joute d’entrainement entre différents personnages iconiques de Dragon Ball ne fait que le confirmer. Voir Vegeta donner des conseils à un Broly canonisé tentant de maîtriser sa colère. Assister, non sans mélancolie, à cette joute entre Trunks et Gohan qui nous rappelle forcément l’OAV Mirai Trunks. Quelle oeuvre monumentale que Dragon Ball.

Bien sûr, le match sparring entre Son Goku et Son Gohan est l’un des principaux points forts du tome. Réaliser que Gohan a enfin repris l’entrainement et est capable de puiser son immense potentiel jusqu’au point de rupture. Évidemment que Goku est fier ! Ceci-dit, en matière d’entrainement, Gohan a un sacré chemin à parcourir s’il compte rattraper son père et Vegeta. Mais tout de même ! Le voilà à nouveau dans la cour des grands. De même que Piccolo qui, certes, a eu un petit coup de pouce en termes de fan service. Mais cela ne fait-il pas également partie de l’ADN DB ?

Cette scène de fin où Goku part chercher sa petite-fille, Pan, aux cotés de Piccolo et Gohan, ressemble à des adieux de la part de Toyotaro à Toriyama. Et de Toriyama à nous-autres, fans de son chef d’oeuvre. Ça aurait pu s’arrêter là mais ne voilà t-il pas un chapitre bonus centré sur Goten et Trunks. La genèse des Saiyaman X1 et X2. L’inspiration du super héros. Et le dernier draft (brouillon) de sire Toriyama. Je ne m’attendais pas à ce que Gohan et son passé de Great Saiyaman ait autant d’impact sur son petit frère et Trunks, ahah. Sans même qu’aucun des trois partis ne le sachent. Vous allez nous manquer, Toriyama-sensei. Mais n’ayez crainte, la relève est assurée.





