Ciné

Published on décembre 12th, 2013 | by Faël Isthar

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Review : Le Hobbit – La Désolation tout court

Poursuivis par les orcs, Gandalf, Bilbon, et les nains tentent de trouver refuge chez Beorn, homme à la carrure imposante et ayant la capacité de se transformer en ours gigantesque. Une fois remis de leurs émotions, il est temps pour nos amis de se séparer : Gandalf part s’occuper d’une tâche impérieuse, et la troupe des nains, menée par Theon, entreprend de traverser la Forêt de Grand’Peur. Objectif : parvenir sains et saufs aux Montagnes de Brume

Par où commencer ? Ceux qui ont aimé le un adoreront le deux, ceux qui se sont ennuyés comme des rats morts dans le un le seront tout autant dans le deux. Je fais partie de la deuxième catégorie. De fait, il y a un énorme problème de rythme et de narration dans Le Hobbit. Des longueurs interminables, une mise en scène Disneyland du plus mauvais aloi, et des choix scénaristiques, comment dire, inintéressants.

Je sais, l’histoire vient principalement de Tolkien. Ceci-dit, on parle ici d’adaptation cinématographique. Et, que je sache, Peter Jackson n’a pas hésité à virer Tom Bombadil du premier opus, car trop chiant, ou bien encore à donner plus d’importance au personnage de Legolas, insufflant par là même une touche d’action plus que bienvenue. D’ailleurs, heureusement que lui et sa copine sont là : ça nous évite de taper le coma éthylique.

En parlant d’action, autant dire qu’elle frise le niveau zéro de l’immersion. Entre les incohérences, raccourcis, et démesure d’effets spéciaux, on y croit malheureusement pas une seconde. En fait, c’est comme le un : les nains sont en colonie de vacances. Ils jouent au grand splash avec les orcs, c’est rigolo, et ils font de la montagne russe avec Smaug alias le dragon en carton pas foutu de plomber ne serait-ce qu’un seul nain. On dirait un RPG contre le boss de fin : personne ne meurt.

Ce qui est triste, c’est qu’on a tellement atteint le niveau Disneyland, niveau drama, qu’il faudrait un génocide de masse pour contrebalancer la niaiserie ambiante. Le pire ? Ils pourraient bien tuer tous les persos qu’on en aurait rien à carrer. Bilbo ? Invisible : on dirait qu’il porte l’anneau tout le temps sur lui. Thorin ? Looser de première qui fail tout ce qu’il entreprend. Gandalf et son ami le clochard ? Des vagabonds qui font du tourisme chez les orcs (eux, par contre, sont autorisés à mourir car c’est les méchants).

Je concluerai par le peu de positif : l’image est sublime, le dragon en impose, les décors sont splendides, et l’ambiance Heroic-Fantasy for Kids est respectée. Quant à la bande sonore, elle est belle mais placée un peu n’importe comment. Voilà voilà. Les fans absolus du Hobbit et les enfants devraient aimer malgré tout…s’ils ne s’endorment pas avant.

Note YZ : 4/10

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