
« Le temps est enfin au beau fixe » annonce la présentatrice météo, Meryl. « Mais je tiens à m’excuser pour les prévisions sinistres de ces derniers temps. Vous pouvez désormais sécher votre linge en tout sérénité. Car le vent continue de souffler ». Dès le départ, et contre l’avis de sa direction, Meryl aura fait en sorte de se tenir vent debout face à la tempête. « Quant à l’impact de que cette brise aura sur le monde, à nous d’y prêter la plus grande des attentions ». […] La reconstruction du Japon se déroule à la vitesse grand V ! Grâce à l’assistance de tous les pays du monde dont les États-Unis. « Avant les alters, un tel chantier aurait pris plusieurs décennies mais, désormais, nous voilà sur le point de tout boucler ». Cette nouvelle page redoutée se sera finalement avérée bénéfique sur le long terme. « Allez, au boulot ! ». […] « Tu ne seras plus jamais comme avant ».

Oui, Kohei Horikoshi aurait dû faire mourir davantage de gentils dans son oeuvre pour que la guerre soit « réaliste ». Sachant que les rares fois où il l’a fait, le focus narratif n’était pas ou peu présent. Il n’empêche que l’écriture reste belle et maîtrisée. Du coté des vilains, notamment, c’est une hécatombe tragique qui s’abat sur eux. Témoignage d’une société imparfaite qui n’aura jamais su intégrer les parias. Les discriminant et les mettant de coté au point de les transformer à jamais. Le cas de Toya Todoroki en est un sinistre rappel. Quelle scène d’adieu ! Ces derniers regrets et ces dernières larmes. Si seulement l’Amour avait triomphé alors, le vent aurait pu souffler avant l’incendie. Quel flot d’émotions pour un manga qui nous aura accompagné pendant plus d’une décennie. Devoir lui dire adieu va être difficile mais quelle aventure cela aura été. Merci, Kohei Horikoshi ! J’espère que l’épilogue sera inclus parce qu’il est formidable.

