Ciné Him

Published on septembre 14th, 2017 | by Faël Isthar

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Mother : À Coeur Ouvert

« Et même un peu plus »

Depuis que Mother a rebâti la maison de Him, la vie respire à nouveau ! Pourtant, ce n’est pas suffisant. L’inspiration de Him ne vient pas et celui-ci ne peut pas écrire la moindre ligne de son nouveau roman ! Au grand désespoir de Mother qui se demande ce qui peut bien lui manquer. Et puis un jour, ce monsieur, un docteur semble t-il, débarque à l’improviste. « Il pensait qu’on était un hôtel ! » s’amuse Him. « Faites comme chez vous, je vous en prie ! ». Et effectivement, le docteur fait comme chez lui. Un peu trop, même. Et comme si cela ne suffisait pas, sa femme le rejoint ! Tout aussi sans-gêne que son mari. Si ce n’est pire. « Vous n’avez toujours pas fait d’enfants ? » leur demande t-elle sans ambages lors du dîner. « Il faudrait vous dépêcher ! L’horloge tourne, ma grande ! Tu ne resteras pas jeune, éternellement ^^ ». Oui, il va falloir que ces invités déguerpissent de chez elles au plus vite.

Him

Quelle déception… D’autant plus frustrante que les histoires originales sont rares à Hollywood ! D’autant plus énervante que le réalisateur, Darren Aronofsky, a été par le passé responsable de petits bijoux tels que Requiem for a Dream ou Black Swan ! Soit des oeuvres dotées d’une noirceur dense et crédible ! Sans oublier la mise en scène remarquable ! Ici, il faudra se contenter de la mise en scène. Autrement, tout est sans queue, ni tête. L’aveuglement de Mother. La cruauté sans limites de Him. J’ai eu l’impression d’assister à un projet capricieux concrétisé grâce à la notoriété de son créateur. Comme si Aronofsky avait fait un cauchemar biblique, l’avait accouché sur papier et s’était dit « Allez, hop ! On va en faire un film qui enchaine les symboles parce que c’est trop intellectuel t’as u ! ». Enfin… Commençons par le point le plus dommageable —> L’absence d’écriture et la suffisance des propos.

Him

De fait, nous nous retrouvons face à un ensemble de métaphores aussi grossières qu’absconses. Censées symboliser pêle-mêle l’égoïsme de l’homme, la décrépitude de l’amour, la folie de l’obscurantisme ou encore la bêtise de l’engagement. Mais voilà —> C’est très mal fait ! Avec énormément de situations qui ne font aucun sens et ne veulent pas dire grand chose. Évidemment, quand vous interrogerez Aronofsky, celui-ci vous rétorquera que ce jeune se faisant éclater la tête par son frère est lié d’une manière ou d’une autre à cette Mother et son couple mortifère. Gaia et Dieu ayant crée ces Hommes qui ont détruit la Terre (le Paradis symbolisé par la Maison). Et puis toutes ces scènes glauques qui semblent n’avoir été réalisées que pour choquer/mettre à l’aise u_u Que c’est brouillon et confus ! L’une des plus belles déceptions de 2017 ! Et dans tout ce bazar, Jennifer Lawrence (Mother), Javier Bardem (Him) mais aussi Michelle Pfeiffer font de leur mieux. Hélas, ce ne sera pas assez. Forcément —> Quand on doit incarner des personnages pseudo-allégoriques, on ne va pas bien loin ! À éviter ahah.

Him

Note YZ : 3/10

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